L’ancien chef du Front National Jean-Marie Le Pen s’en est pris de nouveau à l’immigration, prévenant que la France va « subir un tsunami démographique ». Il appelle à supprimer le droit de sol, le regroupement familial, le droit d’asile et la binationalité.

Dans un entretien accordé, le mardi 13 juillet, à Élisabeth Levy, rédactrice en chef du magazine Causeur, l’ancien président d’honneur du Front national a longuement parlé de l’immigration.

Pour Jean-Marie Le Pen : « nous devons prendre des résolutions et des décisions que je ne vois pas du tout apparaître dans la politique française : fermer les vannes que sont le droit du sol, le regroupement familial, le droit d’asile, la binationalité », a-t-il déclaré. Le politicien de l’extrême droite alerte contre «un tsunami démographique » que va subir la France, à cause de l’immigration. Il cite l’exemple de l’enclave espagnole de Ceuta où « 8 000 manifestants qui envahissent la ville et qu’on ne sait pas comment arrêter ».

Jean-Marie Le Pen veut une guerre contre l'immigration

Jean-Marie Le Pen n’en reste pas là. Il va jusqu’à lancer un appel de guerre contre l’immigration, qu’il accuse de tous les maux de la France. « Nous avons été formés pour combattre et tuer les gens armés, bottés, casqués, pas pour nous défendre contre des gens qui viennent les mains nues et demandent simplement à manger », déclare-t-il. L’homme politique de 93 ans estime que  « le résultat de leur invasion sera le même, et même pire, que celui d’une armée étrangère victorieuse, car cette dernière n’a qu’une envie, c’est de rentrer chez elle. Alors que là, ils n’auront qu’une envie, rester là ». Le fondateur du Front national a appelé à unir une opposition radicale pour « combattre » l’immigration.

Jean-Marie Le Pen s'exprime sur la candidature d'Éric Zemmour

Au sujet de la candidature annoncée d’Eric Zemmour à la présidentielle de 2022, Jean-Marie Le Pen estime qu’il « n’a pas le gabarit » pour être candidat. Pourtant, Jean-Marie Le Pen affiche son admiration à l’égard du journaliste polémiste du Figaro et de CNews. Néanmoins, Le Pen n’exclut pas d’aller visiter Zemmour : « j’ai l’intention de le voir en tête-à-tête, parce que je l’aime beaucoup », a-t-il indiqué.

Le pionnier de l’extrême droite en France explique qu’il n’est pas un soutien actif de sa fille qui compte elle aussi, se présenter au scrutin présidentiel. « Tout [dépendra] de son programme politique proprement dit, et de son programme d’action. Je soutiendrai le meilleur candidat proche de mes idées » affirme Jean-Marie Le Pen.