Immigration pour des raisons économiques, ou exil pour des raisons politiques, la France continue de voler la crème de la société algérienne. Chaque jour amène son lot de jeunes qui quittent l’Algérie avec un visa ou une barque. Le bédéiste Nime fait parti des ceux qui sont à la quête d'une « vie meilleure ». Il est, lui aussi, parti en France.

De son vrai nom Abdelhamid Amine, Nime a annoncé son départ avec une bande dessinée qu’il a publié sur ses réseaux sociaux le mercredi 14 juillet. Dans cette œuvre, qui retrace le parcours de quelqu'un qui fait ses valises pour aller ailleurs, que Nime a nommé déménagement, il met en scène les étapes d'un départ douloureux.

Le caricaturiste, ou son personnage qui est surement lié à l'artiste, remplis sa valise par des objets qui lui tiennent à cœur. Un lit, un bureau et sa table de nuit, un frigo, des objets qu'il utilise au quotidien et qui symbolisent ses journées. Nime ajoute un drapeau algérien, qui prend la moitié de la place pour signifier qu'il ne quitte le pays que physiquement. La bande dessinée qui retrace le parcours de « celui qui quitte le pays forcé » montre un personnage tiraillé entre un vécu et un avenir. Un personnage triste et fatigué.

À lire aussi :  Qualité de vie numérique : Quelle position pour l'Algérie au classement 2022 ?

Il faut dire que le bédéiste connu pour ses œuvres engagées a été emprisonné de novembre 2019 a janvier 2020. Il incarne la persécution que vivent les artistes engagés en Algérie. Nime avait reçu le prix du courage artistique au festival d’Angoulême en France. Il fait partie d'une poignée d'artistes peintres qui se sont engagés dans « la révolution du sourire ». Il grossira ainsi les rangs des artistes algériens qui ont quitté le pays .