Nouvelles révélations dans le scandale lié au logiciel espion Pegasus : d'après l'enquête de l'OCCRP, des gouvernements de pas moins de sept pays africains auraient espionné des journalistes et des activistes à l'aide de ce logiciel créé par une firme israélienne.

Parmi les pays africains cités, on trouve bien sûr le Maroc, mais aussi la République démocratique du Congo, l’Égypte, l’Ouganda, le Rwanda et le Togo, selon une carte publiée par la plateforme Forbidden Stories, qui rassemble des journalistes d’investigation du monde entier. Comme le révèle Le Monde, la spécificité de ces pays est de se concentrer sur « des journalistes, des opposants, des avocats, des défenseurs des droits de l’homme, qui sont les principales cibles de ce logiciel ».

Il faut dire cependant que cela est loin d'être propre aux dirigeants africains. Plusieurs autres pays ont été cités dans la même enquête pour le même « délit » d'espionnage des journalistes et des activistes politiques. Selon la même sources, 50'000 numéros de téléphone à travers le monde appartenant à des militants, des journalistes et des leaders politiques ont été ciblés avec Pegasus.

Plusieurs personnalités algériennes ciblées

Rappelons aussi que des journalistes algériens sont concernés. Ainsi, Abdou Semmar, rédacteur en chef du site Algérie Part, figure sur la liste des personnes ciblées. D'après le journal Le Monde, Lounès Guemmache, patron du média algérien TSA, a aussi été victime d'une tentative d'espionnage réalisée avec le spyware Pegasus.

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Au même titre, les téléphones de personnalités algériennes figurent également sur la liste. Il s'agit notamment du fils de l'ancien chef d’état-major de l’ANP, décédé en décembre 2019, Ahmed Gaïd Salah, les frères et la sœur du président déchu Abdelaziz Bouteflika, l'actuel ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra et Abdelkader Messahel qui a également été à la tête du même ministère dans le passé.