La situation sanitaire en Algérie est catastrophique. Pour y faire face plusieurs spécialistes ont appelé à décréter l'état d'urgence sanitaire. Le parti des travailleurs (PT) s'est joint à ces appels à l’issue de la  réunion hebdomadaire de son bureau politique.

Ainsi, le parti des travailleurs appelle les autorités à décréter l'état d'urgence sanitaire en mobilisant tous les moyens financiers, humains et logistiques pour freiner l’élan de la pandémie de Covid-19. Le PT fait un constat alarmant sur la situation sanitaire du pays. « La situation dramatique qui prévaut est le produit de l’absence de toute vision prospective et prévisionnelle chez les autorités publiques étant donné que les leçons n’ont pas été tirées après les 1re et 2e vagues et, de ce fait, les plans nécessaires anticipant sur le retour en force de la Covid n’ont pas été élaborés », explique-t-il.

Le parti réclame également plusieurs mesures pour faire face à la pandémie. Il plaide en faveur de la gratuité des tests Covid-19 et de la distribution massive des masques, ainsi que de la réquisition de toutes les entreprises publiques et privées pouvant produire de l’oxygène.

Pour l'ouverture immédiate de postes d’emploi pour les médecins au chômage

Le parti de Louisa Hanoune préconise également « l’ouverture immédiate des postes d’emploi pour les médecins au chômage, afin de combler le déficit qui étrangle les hôpitaux depuis plusieurs décennies », « l’ouverture en urgence de nouveaux hôpitaux permanents et ambulants  sur l’ensemble du territoire national », ainsi que « la réquisition des médecins retraités et ceux qui exercent dans le privé » et au sein de l’institution militaire, sans porter préjudice à la prise en charge des autres pathologies.

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Par ailleurs , le PT plaide pour une amélioration de la situation du personnel de la santé. « Il est nécessaire que soient attribuées des compensations financières réelles et sérieuses, et que soient garantis tous les moyens de protection pour les fonctionnaires de la santé, que soient réquisitionnés les laboratoires privés d’analyses médicales, les cliniques privées et toutes les structures publiques et privées pouvant servir à l’hospitalisation ou à l’accueil des malades et à la vaccination », écrit le parti.

Il faut nationaliser les entreprises qui refusent les réquisitions

Fidèle à ses positions par rapport au secteur privé le parti des travailleurs réclame la nationalisation des sociétés privées qui « ne respectent pas la décision de réquisition », tout en prévoyant en amont des « compensations financières induites par la réquisition ». Le PT a également critiqué sévèrement la gestion de la crise par les autorités. Il s'est attaqué aux responsables « qui falsifient la réalité et font porter aux citoyens la responsabilité de la propagation du virus et le retard dans l’opération de vaccination, alors que cette dernière n’a commencé, dit-il, de manière sérieuse qu’en juin dernier à cause de la non-disponibilité des vaccins ».