Décidément, l'ambassadeur d’Algérie en France produit une polémique à chacune de ses sortie. Voulant s'expliquer sur le premier communiqué à propos des dons de la diaspora, l'ambassadeur s'est encore enfoncé. Ses déclarations du 8 août ne sont pas passées inaperçues et ont été longuement commentées par les internautes. 

Ainsi, une bonne partie de la diaspora algérienne considère ces déclarations comme « irresponsables ». Plusieurs collectifs qui organisent l’opération de solidarité ont même appelé à ne pas passer par cette institution pour acheminer les dons en Algérie. Ces collectifs et associations estiment que les déclarations de l'ambassade sont destinées à la Kabylie.

Il s'agit notamment de ces deux phrases largement partagées sur les réseaux sociaux :« s’il y a des gens qui ont les moyens d’acheter des concentrateurs, de les transporter eux même, et de les distribuer dans leurs villages ou dans leurs communes, qu’ils le fassent. L’État ne les en empêche pas ». Des phrases suivies de : « Personnellement, je représente toute l’Algérie, du nord au sud, et de l’est à l’ouest. Je ne travaille pas pour une région précise. Les dons doivent être envoyés au ministre de la Santé. C’est à lui de diriger les opérations ».

Certains  internautes considèrent que l'ambassadeur n'a « rien d'un diplomate » en voulant « stigmatiser une région en lui refusant le droit à se solidariser ». D'autres affirment que l'ambassadeur ne fait que « casser le formidable élan de solidarité en voulant contrôler les dons et les détourner de leurs destinataires initiaux ».

Le vice-président de la LADDH réagit au « dérapage » de l'Ambassadeur

Cette sortie de l'ambassade a également fait réagir  le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme, Said Salhi, qui a écrit : « Un grave dérapage du diplomate Algérien. Hallucinant, des propos à peine voilés contre la Kabylie. Heureusement que nos diplomates ne communiquent pas beaucoup, si non ils auraient provoqués plusieurs incidents diplomatiques ».