La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) a exprimé son inquiétude concernant le communiqué de la présidence de la République ayant sanctionné la réunion du Haut Conseil de sécurité tenue ce mercredi 18 août 2021. Dans une déclaration sur sa page Facebook, l'organisation a cité un passage dudit communiqué. 

Le Haut conseil de sécurité (HCS) s’est réuni le mercredi 18 août 2021 sous la présidence du chef de l'État Abdelmadjid Tebboune. Cette rencontre a été consacrée à l’évaluation de la situation générale du pays suite aux derniers évènements tragiques qui ont secoué l'Algérie.

Dans le communiqué sanctionnant ladite réunion, le HCS a pointé ouvertement du doit le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) et le mouvement Rachad comme étant derrière cette tragédie causée par les feux de forêt ayant fait des dizaines de morts et des centaines de blessés et autant de sinistrés.

Les deux mouvements sont également accusés d’être derrière l’assassinat du jeune Djamel Bensmaïl, il y a une semaine à Larbaâ Nath Irathen.

« Assisterons-nous à une chasse à l'Homme »

Le HCS promet d'ailleurs « d'éradiquer » ces deux mouvements classés, faut-il le rappeler, par le même Conseil comme des organisations terroristes il y a quelques mois. « Le HCS a décidé, outre la prise en charge des victimes, d’intensifier les efforts des services de sécurité afin d’arrêter le reste des personnes impliquées dans ces deux crimes ainsi que tous les éléments de ces deux organisations terroristes qui menacent la sécurité publique et l’unité nationale, jusqu’à leur éradication totale, notamment le MAK », indique le communiqué.

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C'est ce dernier passage qui a suscité l'inquiétude de la ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme qui s'est exprimée sur le sujet dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Un passage inquiétant dans le communiqué du HCS (Haut conseil de sécurité), rendu cet après-midi : "Arrestation de toutes les personnes affiliées aux deux organisations MAK et Rachad jusqu'à leur éradication". Assisterons nous à une chasse à l'Homme, la LADDH exprime sa profonde inquiétude quand aux conséquences de ces choix et sur la situation des droits de la personne humaine », indique la LADDH dans ledit communiqué.