Les exactions ont-elles commencé en Afghanistan après la prise du pouvoir des talibans survenue le 15 août dernier ? C’est ce que redoute la population locale suite à l’exécution d’un chanteur folklorique, il y a quelques jours par les nouveaux maitres du pays. L’artiste a été tué d’une balle dans la tête, indiquent des sources médiatiques concordantes qui ont rapporté l’information ce mardi 31 août 2021.  

L’exécution a été perpétrée vendredi 27 août dernier au niveau d’une ferme de la vallée d’Andarab. Le chanteur, Fawad Andarabi a été sorti de son domicile et a été abattu d’une balle dans la tête, a indiqué un journaliste local à la chaine de télévision américaine CNN, le mardi 31 août. Le fils de la victime a également affirmé que son père a été tué d’une balle dans la tête. « Il était innocent, un chanteur qui ne faisait que divertir les gens », a soutenu ce dernier, cité par diverses sources médiatiques.

Cette exécution, d’un autre âge a été dénoncé par plus d’un. « La brutalité des talibans continue à Andarab. Aujourd’hui, ils ont brutalement tué le chanteur folklorique Fawad Andarabi qui apportait simplement de la joie à cette vallée et à ses habitants. Comme il l’a chanté ici, “notre belle vallée… la terre de nos ancêtres” ne se soumettra pas à la brutalité des talibans », a écrit son compte Twitter l’ancien ministre de l’Intérieur, Massoud Andarabi.

La rapporteuse des Nations unies, Karima Bennoune, a également appelé les gouvernements « à exiger des talibans qu’ils respectent les droits de l’homme ».

La population afghane redoute le pire

Cet assassinat fait craindre le pire pour la population locale. Il est vrai que les talibans, qui ont déjà gouverné le pays vers la fin des années 1990, ont prouvé, pour ainsi dire, de quoi sont-ils capables. Les Afghans en ont vu de toutes les couleurs en matière de répression. La musique était complètement interdite dans le pays. Tout comme le cinéma et le théâtre, entre autres loisirs et arts.

Il est à noter d’ailleurs que des centaines d’Afghans ont tenté de fuir le pays le lendemain de la prise du pouvoir par les talibans.