Le phénomène de l'immigration clandestine en Algérie prend des proportions alarmantes. Des dizaines de harraga tentent quotidiennement de rejoindre les côtes européennes. D'ailleurs, en quarante-huit heures, près de 160 migrants clandestins algériens ont pu rejoindre les côtes espagnoles, ces derniers jours.

Onze embarcations pneumatiques transportant près de 160 migrants clandestins algériens ont été interceptées sur les côtes espagnoles en à peine 48 heures, ont rapporté, ce lundi 6 septembre, les autorités locales de Murcie et les services de secours.

Depuis vendredi soir, les services de secours et la Garde civile ont intercepté un total de 155 clandestins d'origine algérienne, dont des femmes et des mineurs, ont précisé les mêmes sources, faisant état de la mort d’un migrant. Les harraga algériens retrouvés en bon état de santé ont été transférés, dans un premier temps, au port de Carthagène.

73 % des harraga qui ont atteint l’Espagne cette année sont des Algériens

Après l’interception de ces nouveaux groupes de migrants clandestins, les autorités locales de Murcie (Espagne) ont activé le protocole Covid-19 pour soumettre les occupants des embarcations à des tests PCR. Selon le décompte des autorités locales espagnoles, 73 % (4'005) des migrants irréguliers qui ont atteint la péninsule et les îles Baléares au cours du premier semestre de l'année en cours étaient des Algériens.

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2'217 harraga algériens ont atteint les côtes espagnoles en juillet dernier

Durant le mois de juillet dernier, 2'217 harraga algériens ont réussi à atteindre les côtes espagnoles selon l’ONG espagnole CIPIMD (Centre international d’identification des migrants disparus), basée à Malaga. Parmi ces harraga « 1417 d’entre eux ont été interceptés par la Guardia Civil, ou les garde-côtes espagnols ». L'ONG ajoute que « les 800 autres ont réussi à se faufiler dans le pays sans se faire arrêter ».

L’arrivée massive de migrants clandestins de nationalité algérienne sur les côtes espagnoles préoccupe de plus en plus les autorités locales de Murcie, Almeria, Alicante et les iles Baléares qui évoquent des « problèmes humanitaires et de graves soucis sécuritaires ».