Des dizaines d’Algériens, qui ont tenté d’immigrer clandestinement en Europe ont été interceptées au large d’Almería (Espagne) dans la nuit du vendredi à samedi 4 septembre 2021, a indiqué le Centre international d’identification des migrants disparus (CIPIMD) Francisco Jose Clemente Martin, sur sa page Facebook. Un cadavre en décomposition avancé a été également découvert lors de l’opération, ajoute la même source.

Le phénomène de l’émigration clandestine, plus connue sous le nom de la « harga » en Algérie prend des proportions alarmantes. Des jeunes et moins jeunes, des deux sexes, tentent quotidiennement de rejoindre les côtes européennes en quête de jours meilleurs.

Rien que dans la nuit du vendredi à samedi, pas moins de 5 embarcations ont été interceptées au large de l’Almería en Espagne. Ces embarcations avaient à leurs bords 85 passagers, tous des Algériens. LeCentre international d’identification des migrants disparus a fait état en outre de la découverte d’un cadavre qui était en décomposition avancée.

La « harga » : Un phénomène qui prend de l’ampleur

Ainsi et en dépit des risques que ces traversées représentent, les Algériens continuent à affluer sur les côtes européennes et plus particulièrement espagnoles. Le mois de juillet, 2217 harraga algériens ont réussi à atteindre les côtes espagnoles selon l’ONG espagnole CIPIMD (Centre international d’identification des migrants disparus), basée à Malaga. Parmi ces harraga « 1417 d’entre eux ont été interceptés par la Guardia Civil, ou les garde-côtes espagnols ». L’ONG ajoute que « les 800 autres ont réussi à se faufiler dans le pays sans se faire arrêter ».

Il est à noter que ces personnes interceptées sont généralement arrêtées et interrogées avant d’être placées au centre de rétention pour étrangers. Ils sont ensuite relâchés au bout de 48 ou 72 heures, avec des décisions d’expulsion. Des décisions qui ne sont généralement pas appliquées, surtout dans ce contexte de crise sanitaire.