Le polémiste Éric Zemmour, qui devra annoncer prochainement sa candidature à la présidentielle de 2022, est écarté de l’émission « Face à l’info » sur CNews, dont il était chroniqueur, a annoncé la chaîne ce lundi 13 septembre. C’est la conséquence de la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de décompter le temps de parole du journaliste comme personnalité politique.

Le chroniqueur français Éric Zemmour ne pourra plus « continuer l’émission » sur CNews, annonce ce lundi 13 septembre la chaîne dans un communiqué.

« Bien qu’Éric Zemmour ne se soit pas déclaré candidat à l’élection présidentielle qui aura lieu dans 7 mois, le CSA contraint CNews à cette décision », li-t-on en effet dans le communiqué de CNews.

On prête depuis plusieurs mois au polémiste de 63 ans une ambition présidentielle. Il a d’ailleurs affirmé le 11 septembre sur France 2 qu’il « n’avait pas peur » d’être éventuellement candidat à la présidentielle, qu’il en avait « envie », mais qu’il voulait « choisir son moment ».

« Quand on ne peut pas résister, il faut rompre et résister ailleurs », estime Éric Zemmour

« J’en suis fort triste », a commenté ce lundi matin Éric Zemmour la décision de sa mise à l’écart par la chaine Cnews. « Je pense que c’était inévitable. Je pense que le CSA l’a fait exprès, l’a fait volontairement. Et après mûre réflexion […] on a bien compris que c’était la seule solution raisonnable. Quand on ne peut pas résister, il faut rompre et résister ailleurs », ajoute-t-il.

Pour rappel, le CSA avait demandé le 9 septembre dernier aux médias audiovisuels de « décompter », à partir du lendemain, « les interventions » du polémiste phare de CNews, « portant sur le débat politique national ».

Le CSA considère Éric Zemmour comme une personnalité politique

L’émission du jeudi 9 septembre, premier jour d’application de la décision du CSA, a rassemblé 852 000 téléspectateurs, selon Médiamétrie, contre 712 000 la veille, et 666 000 le mardi 7 septembre.

Éric Zemmour, qui a débuté en tant que journaliste, s’est fait connaître du grand public dans les années 2000 par ses interventions télévisées, dans « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier sur France 2.

Ses prises de position lui valent régulièrement depuis une dizaine d’années des poursuites en justice. Plusieurs fois relaxé, il a toutefois été condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.