L'Algérie, dont les recettes en devises dépendent quasiment des exportations d'hydrocarbures, compte investir davantage dans l'extraction et le développement de ce secteur.

L'Algérie compte donc augmenter son investissement dans le secteur des hydrocarbures, de 7,4 de dollars en 2021 à près de 10 milliards USD en 2023 ; une hausse de 2,6 milliards de dollars en deux ans. C’est qu’a annoncé le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane le 13 septembre dernier à Alger, lors de la présentation du Plan d'action de son gouvernement devant les députés de l'APN.

L'Algérie augmentera ses investissements dans les hydrocarbures

Le Premier ministre a indiqué que son Gouvernement « œuvrera à poursuivre les investissements dans l'extraction et le développement dans le secteur des hydrocarbures, en les augmentant de 7,4 mds USD en 2021 à près de 10 mds USD en 2023, ce qui permettra d'augmenter la production commerciale primaire dans la filière hydrocarbures de 187 millions de tonnes d'équivalent pétrole (TEP) en 2021 à 195,9 millions TEP en 2023 ».

L'Algérie membre de l'OPEP, et qui dépend fortement du secteur de l'énergie, a réduit de moitié l'année dernière les dépenses d'investissement prévues dans le pétrole et le gaz à 7 milliards de dollars « pour faire face à la pression financière causée par la chute des prix mondiaux du pétrole brut en raison de la pandémie », selon l'agence de presse Reuters.

À lire aussi :  Comment l'Algérie peut capter l'argent de l'informel : la solution du ministre des Finance

L'Algérie table sur des recette de 33 milliards de dollar des exportation en hydrocarbure en 2021

Le gouvernement s'attend à ce que les recettes d'exportation d'énergie atteignent 33 milliards de dollars cette année, contre 20 milliards de dollars en 2020, après une hausse des prix du pétrole sur le marché international.

Le plan d'action comprend des réformes visant à améliorer le climat d'investissement principalement dans le secteur non énergétique pour aider à réduire la dépendance de l'Algérie vis-à-vis du pétrole et du gaz, qui représentent plus de 90 % des recettes totales d'exportation et 60 % du budget de l'État. Le plan comprenait également un engagement à maintenir inchangée la politique de subventions du gouvernement afin d'éviter les troubles sociaux. Il subventionne actuellement presque tout, des denrées alimentaires de base au logement, en passant par les médicaments et le carburant.