Les marchés pétroliers se sont dynamisés ces dernières semaines. Les cours de l’or noir sont sur une courbe haussière. Ils ont progressé de près de trois dollars en mars dernier. Cette hausse des prix est censée booster les recettes financières de l’Algérie. Mais certains facteurs font que le pays ne va pas vraiment en bénéficier. Il s'agit notamment du recul de la production.

En effet, le mois de mars, la production nationale a chuté de 8000 barils par jour (Mbj) par rapport à la production du mois de février de l’année 2021, constituant en partie un manque à gagner pour l’Algérie sur le marché mondial. Ainsi, selon les données d’un rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), la production de l’Algérie en mars a atteint 870 000 Mbj, soit une baisse de 8000 barils par rapport la production moyenne de février (878 000 Mbj).

La courbe de la production algérienne est en chute au moment où la production des pays de l’Opep, est en hausse. Ces derniers ont produit 25,042 Mbj en mars, contre 24,842 Mbj en février. L'Algérie ne profitera donc pas de la hausse des prix du Sahara Blend sur le marché mondial.

Le pétrole algérien troisième brut le plus cher au monde

Le rapport de l’OPEP a expliqué que le Sahara Blend (pétrole algérien) a été le troisième brut le plus cher en mars avec 65,76 dollars/baril, après l’Angolais Girassol (66,04 dollars/baril) et le Guinéen équatorial Zafiro (65,99 dollars/baril). Par ailleurs, le prix moyen du panier de l’Opep a augmenté de 3,51 dollars (+5,7%) par rapport au mois de février, pour s’établir à 64,56 dollars/baril.

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Il faut ajouter que le déclin des exportations ne touche pas seulement le pétrole. Le gaz, sous ses formes naturelle et liquéfiée (GNL), est aussi impacté. Les exportations de GNl au mois de janvier dernier ont chuté de 30%. Ce recul des exportations algériennes laisse à penser que les bénéfices que l'Algérie tirera de la hausse des prix du pétrole, seront perdus en raison du recul du volume de l’exportation.

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