Ce qui était prévisible a enfin été officialisé. Pour la plupart des observateurs, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) se dirigeait vers le boycott des élections locales anticipées prévues le 27 novembre prochain. Finalement, c’est ce vendredi 17 septembre que la décision officielle est tombée.

Le boycott de ce rendez-vous électoral par le RCD a été décidé par son Conseil national convoqué en session ordinaire le vendredi 17 septembre à Alger, sous la présidence de Mohcine Belabbas, président du parti.

Le Conseil national du RCD a tranché sur les élections du 27 novembre

La décision du boycotte du prochain scrutin a été prise par le vote des membres du conseil national du RCD, dont 76 se sont prononcés pour le rejet et 28 en faveur de la participation. Lors de son allocution à l’ouverture des travaux de cette session, le président du RCD, Mohcine Belabbas, avait longuement développé l’option du boycott, expliquant dans la foulée les raisons ayant motivé cette décision de non participation.

Le président du RCD juge les élections locales du 27 novembre d'« illégales »

En effet, Mohcine Belabbas est allé jusqu’à qualifier l’organisation d’élections locales anticipées et la convocation du corps électoral pour le 27 novembre prochain d'« illégales ».

« Ainsi et en conséquence, après un large débat, le RCD rejette cette énième farce électorale de la "Nouvelle Algérie" scotchée au rétroviseur, la peur au ventre et qui tourne le dos à sa jeunesse et qui hypothèque l’avenir du pays », lit-on dans le communiqué du Conseil national du RCD publié le samedi 18 septembre sur la page Facebook du président du parti, Mohcine Belabbas.

Le duel RCD-FFS n'aura pas lieu le 27 novembre

Ainsi donc, au moment où le FFS, son  rival, notamment en Kabylie, a décidé de participer aux prochaines locales, le RCD opte pour le boycott. Ce qui veut dire que le duel RCD-FFS, n’aura pas lieu le 27 novembre prochain. Un scenario, qui s’est souvent produit depuis la naissance du multipartisme en Algérie, au début des années quatre-vingt-dix.

En effet, ce n’est pas la première fois que le RCD boycotte les élections. Depuis sa création en 1989, le parti a, à plusieurs reprises, décidé de ne pas participer à des élections législatives ou communales, pour différentes raisons. Les dernières en date sont les législatives anticipées de juin dernier, auxquelles le parti a décidé de ne pas participer.