Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune s’est entretenu, lundi 20 septembre 2021, avec le président français Emmanuel Macron a indiqué un communiqué de la présidence. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales ainsi que sur la situation en Libye et au Sahel, ajoute la même source. 

« Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a reçu ce lundi un appel téléphonique de son homologue français Emmanuel Macron », a indiqué en effet la présidence dans son communiqué. Ajoutant que « les deux hommes ont discuté du développement des relations bilatérales et de la situation régionale notamment en Libye et au Sahel ».

La présidence de la République n'en dit pas plus sur cet entretien téléphonique entre les deux hommes. Un entretien qui intervient, il faut le dire, dans une période où les relations entre les deux pays, l'Algérie et la France, connaissent une certaine stabilité.

Macron et Tebboune discutent de la situation régionale

Ce n'est pas du tout le cas concernant la situation régionale marquée par des tiraillements qui n'en finissent pas en Libye, mais aussi au Mali et dans toute la région du Sahel. D'ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé dans la nuit du 15 au 16 septembre la mise hors d'état de nuire d'un chef terroriste dans cette région. « Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara a été neutralisé par les forces françaises. Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel », a déclaré Emmanuel Macron sur Twitter.

Il est à souligner par ailleurs que la situation « régionale » est également marquée par l'interminable conflit concernant la question sahraouie. Un problème qui implique l'Algérie et le Maroc. Les deux pays ont d'ailleurs rompu leur relation diplomatique sur une décision de l'Algérie.

Il est à noter en outre que cet entretien intervient quelques heures après le geste fort du président français envers les harkis qui ont combattu pour la France durant la guerre d'Algérie. Lors d’une réception tenue ce lundi à l’Élysée, Emmanuel Macron a en effet « demandé pardon » aux Harkis au nom de la France, estimant que le pays avait « manqué à ses devoirs » à leur égard.