La France a décidé de réduire de 50 % le nombre de visas accordés aux Algériens et aux Marocains et de 33 % aux Tunisiens. Cette mesure, prise il y a un mois sur ordre du président Emmanuel Macron, est venue « en représailles » au refus des autorités des ces trois pays de « délivrer des autorisations de rapatriement » de leurs migrants en situation irrégulière en France.

La France réduit sensiblement le nombre de visas accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens

Face au refus de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière, la France a tapé du poing sur la table en annonçant, le 28 septembre, l'application de la sanction et donc la réduction du nombre de visas accordés à ces trois pays.

Au micro d'Europe 1, le porte parole du gouvernement français, Gabriel Attal, avait décrit cette décision de « drastique », d'« inédite », mais explique qu'elle est « rendue nécessaire par le fait que ces pays (du Maghreb) n'acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France »

Près de 9 Français sur 10 approuvent la sanction envers l'Algérie

Une décision qui a soulevé le courroux des autorités algériennes et marocaines, mais qui est soutenue par près de 9 Français sur 10, comme le révèle un sondage exclusif de l'institut CSA pour CNews publié ce jeudi 30 septembre. En effet, à la question de savoir si « la France a eu raison ou tort de durcir les conditions d'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et la Tunisie qui refusent de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière », 87 % des sondés ont répondu par l'affirmative.

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76 % des moins de 34 ans soutiennent cette décision

Concernant le profil des personnes interrogées, les sondés âgés de plus de 50 ans sont les plus favorables à cette mesure du gouvernement, avec 93 % de soutien. Les personnes de moins de 34 ans sont, elles, un peu moins nombreuses à soutenir cette décision (76 %).

La gauche française approuve la sanction appliquée par la France

Point à relever dans ce sondage : la décision du gouvernement fait l’objet d'un consensus, rencontrant même une forte adhésion chez les sondés se revendiquant proches de la gauche (78 %). De façon moins surprenante, l’adhésion à la mesure est quasiment totale pour les sondés se sentant proches de la droite et du centre (94 %), selon les résultats du sondage de l'institut CSA pour CNews.