Le quotidien des étudiants en France, notamment pour les étrangers non boursiers, est devenu un vrai parcours du combattant. La pandémie de Covid-19 qui s’ajoute aux onéreux frais d’inscription rend la vie de milliers d’étudiants de plus en plus difficile.

La majorité de ces étudiants se retrouve dans la précarité. Pour assouvir leur faim, les étudiants en France sont appelés à faire de longues files d’attente, qui parfois durent plusieurs heures, afin de se procurer un colis alimentaire que leur servent certaines associations caritatives.

Ce sont les images que montre un reportage de la chaine d’information publique Franceinfo, diffusé le dimanche 17 octobre. Ce média s’est rendu à l’université d’Orléans (Loire) pur y filmer l’opération de distributions d’aide alimentaire pour les étudiants.

Université d’Orléans : Une longue file d’étudiants pour recevoir un colis alimentaire

Selon la chaine, les organisateurs ne s’attendaient pas à une telle affluence. Devant l’université d’Orléans (Loiret), la file d’étudiants attendant de pouvoir récupérer un colis alimentaire n’en finit pas de s’étirer, selon le reportage de Franceinfo. Parmi les nombreux étudiants dans la précarité, Aymeric, qui venait pour la première fois. « Ça fait une charge en moins, mais je n’imaginais pas venir ici pour avoir autant de nourriture », confie-t-il au micro de Franceinfo.

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Les étudiants étrangers non boursiers sont les plus touchés par la précarité

Au total, près de 300 élèves se sont présentés à la première distribution alimentaire de l’université d’Orléans depuis la rentrée de septembre. Le chiffre est en hausse, d’autant plus que les repas à un euro ont été supprimés pour les étudiants non boursiers. En effet, l’autre coup dur pour les étudiants étrangers non boursiers est la décision prise récemment par le gouvernement français. L’extension du dispositif des repas à 1 euro aux étudiants non boursiers, décidée en janvier 2021, a été supprimée en septembre dernier.

« Il faut continuer à accompagner les étudiants financièrement »

« Les aides se sont arrêtées et c’était un peu trop tôt. Il aurait peut-être fallu un peu plus anticiper, en se disant que la crise est encore là pour les étudiants et qu’il faut continuer à les accompagner financièrement encore un peu », estime Frédéric Moal, chargé de mission de « Lutte contre la précarité étudiante » à l’université, tout en précisant qu’une nouvelle distribution sera organisée en novembre.

La situation est bien plus difficile pour les étudiants étrangers, dont les Algériens, qui poursuivent leurs études en France. Selon de nombreux témoignages, la hausse exorbitante des frais d’inscriptions dans les universités françaises pèse lourdement sur eux. Ces derniers devront payer 16 fois plus que leurs homologues européens pour avoir le droit de s’asseoir sur les bancs de la même université française.