Les relations algéro-françaises ont connu un grand coup de froid récemment suite aux propos du président français Emmanuel Macron à l’égard de l’Algérie. Au vu de la suite des événements et des déclarations des officiels des deux côtés, rien n’indique malheureusement un retour rapide à la normale entre les deux pays.

En effet, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par Jean-Yves Le Drian, a réagi vivement ce mercredi aux propos tenus récemment par l’ambassadeur d’Algérie en France, à propos du « rôle » de la diaspora algérienne en France et de son « implication » au niveau de la « politique française ».

Lors d’une conférence le 13 octobre dernier à Alger, l’ambassadeur d’Algérie en France Mohamed Antar Daoud avait déclaré « que ça serait inadmissible que l’Algérie, qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec 18 consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais aussi au niveau de la politique française ».

La France attend de ses partenaires le respect de sa souveraineté

Les propos du diplomate algérien ont fait ce mercredi 20 octobre, objet d’une question d’un journaliste lors d’un point de presse du ministère français des Affaires étrangères. « Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a rappelé la semaine dernière le profond attachement de la France au respect de la souveraineté algérienne. Il va de soi que nous attendons aussi de tous nos partenaires le respect de notre souveraineté », a répondu à ce propos le porte-parole du Quai d’Orsay, selon un compte rendu de la conférence de presse diffusé sur le site du ministère.

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Avant cette réplique officielle du gouvernement français, les propos de l’ambassadeur d’Algérie à Paris avaient également suscité une large réaction en France notamment chez les politiciens de la droite et de l’extrême droite. Ces derniers ont saisi la déclaration du diplomate algérien pour s’en prend à l’État et à la diaspora algérienne en France.