La compagnie aérienne publique Air Algérie s'est encore une fois exprimée sur le cas des billets d'avion achetés avant la fermeture des frontières et la suspension des vols, et qui n'ont jamais été consommés par leurs clients. Un sujet à forte controverse, étant donné qu'Air Algérie traverse une période de difficultés financières et qu'elle ne cesse de faire l'objet de critiques acerbes quant à sa gestion de la situation.

Il est fait question de plus de 500 000 billets qui n'ont pas été utilisés à cause de la fermeture des frontières ordonnée par les pouvoirs publics algériens en mars 2020. Seront-ils remboursés ? Les responsables d'Air Algérie se sont exprimés à maintes reprises sur ce sujet, mais la question continue à être posée au porte parole de la compagnie, Amine Andaloussi.

Il a en effet été interpellé lundi 31 octobre par le journal Liberté. Dans sa réponse, le chargé de communication d'Air Algérie a admi que le remboursement des billets non consommés est un « droit », mais, affirme t-il, la situation financière d'Air Algérie ne lui permet pas de prendre en charge cette revendication.

« Il faut savoir que les appareils d’Air Algérie ont été cloués au sol pendant 18 mois. Ce qui a affecté la trésorerie de la compagnie. Nous étions contraints de recourir à un plan de sauvetage qui inclut, en premier lieu, la maintenance des avions. Nous avons réussi à gérer une situation de crise en proposant notamment aux voyageurs de revalider leurs billets », a-t-il déclaré.

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La priorité est la survie d'Air Algérie

Et d'ajouter : « les clients doivent savoir que nous assurons, actuellement, un plan de reprise graduelle. Mais dès le retour à la normale, nous allons déployer tous nos appareils et nous renforcerons les programmes de vols. Mais, encore une fois, nous sommes assujettis, à l’instar de toutes le compagnies du monde, aux protocoles sanitaires ».

« Aujourd’hui, la priorité est la survie de l’entreprise. Vous devez savoir que 40 compagnies ont déjà mis la clé sous le paillasson dans le monde à cause de la crise sanitaire. D’où la formule de revalidation du billet que nous proposons. Si le client veut se faire rembourser, on lui fournira un "voucher", soit l’équivalent de la somme d’argent qu’il avait déboursée, pour se faire rembourser au bout de douze mois. C'est un cas de force majeure que nul ne voudrait faire subir à sa clientèle », explique le porte-parole d'Air Algérie.