L'État algérien est plus que jamais décidé à introduire les investisseurs algériens établis à l'étranger dans la machine de développement du pays. Le gouvernement multiplie les rencontres pour tenter de trouver les mécanismes adéquats. Une énième réunion a été tenue dans ce cadre, le mercredi 3 novembre, entre le ministre du Commerce et des représentants de la diaspora algérienne.

Il s'agit des membres de la Chambre de Commerce et d'Industrie Algéro-Française, qui ont été reçus par le ministre du Commerce Kamel Rezig au niveau du siège de son département. Selon un communiqué du même département ministériel ayant sanctionné cette rencontre, les deux parties ont examiné « les mécanismes d'incitation de la communauté algérienne établie en France à investir en Algérie ».

Le ministre du Commerce a rappelé « les mesures de facilitation accordées par le ministère du Commerce pour la conclusion de partenariats, en coordination avec la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI) ». Kamel Rezig a exprimé « sa pleine disposition à accompagner les compétences algériennes désirant apporter leurs expertises et expériences, notamment celles activant dans le domaine de l'exportation ». C'est dire en somme que ce projet portant l'association de la diaspora algérienne dans le développement locale pourrait être concrétisé dans les tous prochains jours.

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Pour rappel, le 14 octobre dernier, l'ambassadeur d'Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, a lancé un appel à la communauté algérienne établie en France pour venir investir en Algérie. Il avait appelé les autorités algériennes à leur faciliter la tâche en levant les différentes entraves bureaucratiques auxquelles ils sont confrontés. « Je dis que la double, la triple ou la quadruple nationalité doit constituer un atout pour les Algériens […] Et il nous appartient de faire en sorte que ceux qui veulent investir en Algérie ne soient pas confrontés à un parcours du combattant », avait souligné Mohamed Antar Daoud. Celui-ci a en effet appelé, lors d'un forum animé à Alger, à « dénoncer la bureaucratie à tous les niveaux ».