Dix ans après avoir été chassé du pouvoir en Libye avec l'assassinat, le 20 octobre 2011, du colonel Mouammar Kadhafi, le clan du défunt « guide de la révolution libyenne » tente un retour sur le devant de la scène. Ce clan, sorti par par la fenêtre, veut revenir par la porte.

Saïf al-Islam Kadhafi, l'un des fils les plus influent du colonel Mouammar Kadhafi pendant son règne, se présente aux élections présidentielles en Libye. Cette candidature, soutenue par les nostalgiques des années du Guide malgré la nature autocratique de l'ancien régime libyen, est devenue une réalité le 14 novembre. Le fils de Mouammar Kadhafi a officiellement déposé son dossier de candidature dans la ville  de Sebha. Il lui a également été délivré sa carte d’électeur.

Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, puis condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès qualifié d'expéditif et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de crimes contre l'humanité, Saïf al-Islam est longtemps resté invisible, même après l’annonce de sa libération en 2017. Avec cette annonce de candidature, il revient au devant de la scène politique libyenne ; un pays ou règne l'instabilité politique depuis le soulèvement populaire contre l'ancien guide.

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Ainsi, Saïf al-Islam veut peser de tout son poids et de l'héritage politique de son père sur le scrutin prévu en décembre. Une élection cruciale pour sortir la Libye du chaos. Selon la commission électorale chargée des dossiers de candidature, Saïf al-Islam a « soumis les documents de sa candidature au bureau de la HNEC à Sebha (Sud), complétant ainsi toutes les conditions juridiques requises par la loi n°1 relative à l'élection du chef de l'État, adoptée par le Parlement ». Âgé de 49 ans, le fils de défunt colonel compte ainsi reconquérir un pays perdu par son père après une révolte violente.