Rien ne va plus pour la monnaie nationale. Le dinar algérien continue sa chute devant les devises étrangères, notamment le dollar. En effet, l'USD a battu un nouveau record ce jeudi 18 novembre sur le marché officiel. Cette nouvelle dépréciation parvient dans une conjoncture mondiale très favorable à la monnaie US qui a atteint des niveau records.

Ainsi, la dépréciation du dinar continue sur le marché officiel. Selon les derniers chiffres du jeudi 15 novembre de la Banque d’Algérie, le dollar s’échange désormais à 138,62 dinars à l'achat et à 138,63 dinars à la vente. Il s'agit là d’un nouveau record historique pour le dollar face à la monnaie nationale. Il creuse l'écart par rapport au précédent record établi à 137,94 dinars à l'achat et à 137,95 dinars pour un dollar, le 15 novembre dernier. Les autres devises maintiennent leurs valeurs très élevées. Quant à l'euro, il a connu un léger recul, s’échangeant à 157,15 dinars à l'achat et 157.21 à la vente sur le marché officiel.

Les raisons du recul du dinar algérien

Ce recul du dinar est dû à plusieurs facteurs. Il s'agit notamment de la hausse du dollar sur les marchés mondiaux ainsi qu'à la faiblesse de la monnaie nationale, qui connait une dépréciation sans précédent. Il survient dans un contexte de grave crise économique qui touche l’Algérie en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19 et de la baisse des recettes en devises du pays, conséquence de la chute des prix du pétrole en 2020 et du recul de la production nationale d’hydrocarbures. Cependant, les derniers chiffres publiés par l'Office national des statistiques ont annoncé un nette avancée de la croissance en Algérie. Une avancée qui n'est pas encore palpable au niveau des ménages et qui n'impacte pas la valeur du dinar algérien, qui reste une monnaie très fragile.

À lire aussi :  L'OPEP+ décide de réduire sa production de 2 millions de barils par jour

Cette dépréciation du dinar est également due à la volonté du gouvernement d’absorber le déficit budgétaire énorme que connait le pays. Elle reste la seule option pour le gouvernement algérien, qui rejette le recours à la planche à billets et à l'endettement extérieur. Cette solution a pour conséquences un taux d’inflation moyen qui est passé de +2,25 % à fin juin 2020 à +5,66 % à fin juin 2021, soit une hausse de 151 %, selon les déclarations du Premier ministre et ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, lors de la présentation du projet de loi de finances 2022 (PLF 2022) devant les députés de l’Assemblée populaire nationale.