La diaspora algérienne continue de faire parler d'elle dans plusieurs pays, grâce aux distinctions de nombreux expatriés dans divers domaines. Du sport à la médecine, en passant par la littérature et la recherche scientifiques, ces Algériens d'ailleurs ne cessent de marquer de leurs noms et de celui de leur pays d'origine.

La chercheuse d'origine algérienne Yasmine Belkaid lauréate du prix Robert Koch 2021

C'est le cas avec cette scientifique d'origine algérienne, qui a récemment reçu un prix prestigieux en Allemagne, en récompense à ses travaux dans les sciences du vivant et la recherche biomédicale. Il s’agit de la chercheuse d'origine algérienne Yasmine Belkaid, qui s’est vue remettre, en compagnie du professeur allemand Andreas Bäumler, le Prix Robert Koch 2021 pour leurs recherches sur l'importance de la microflore pour le système immunitaire humain. Dotés de 120 000 euros, les deux lauréats ont reçu leur distinction le 19 novembre lors d'une cérémonie à Berlin.

Dans un communiqué publié sur son site, la Fondation Robert Koch a indiqué que « Yasmine Belkaid a montré de manière décisive comment les bactéries qui colonisent nos intestins et notre peau entraînent notre microflore et notre système immunitaire et nous aident ainsi à lutter contre les agents infectieux, mais d'autre part à accepter la nourriture comme inoffensive ».

De Bab Ezzouar à l'université de Pennsylvanie aux USA

Yasmine Belkaid, née en 1968 à Alger, est une immunologiste qui travaille à l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, où elle dirige actuellement le programme de microbiome. Elle est également professeur à l'Université de Pennsylvanie.

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Cette scientifique d'origine algérienne a obtenu son baccalauréat à Alger, et a décroché son master en biochimie à l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène à Bab Ezzouar. Elle passe ensuite un DEA à l'université Paris-Sud.

En 1996, elle soutient sa thèse de doctorat à l'institut Pasteur sur les réponses immunitaires au parasite Leishmania. Elle rejoint par la suite les États-Unis, où elle effectue ses recherches postdoctorales au laboratoire des maladies parasitaires de l'Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAD).

En 2002, Yasmine Belkaid rejoint la section d'immunologie moléculaire à l’hôpital pour enfants de Cincinnati. En 2005, elle retourne au NIAID en tant que chercheuse titulaire au laboratoire des maladies parasitaires. En 2008, elle devient professeure associée à l'université de Pennsylvanie, où elle exerce à ce jour.