En perte de vitesse, le polémiste Éric Zemmour continue de susciter le débat et surtout les condamnations de la classe politique française. En effet, le potentiel candidat, en baisse dans les sondages, aligne bévue sur bévue. La dernière en date est un doigt d’honneur adressé à une passante à Marseille. Un geste qui intervient au terme d’un déplacement dans la cité phocéenne et d’une série de bévues, ces dernières semaines.

Ainsi, l'habitué des scandales, de déclarations racistes et haineuses a franchi un nouveau pas. Un pas qui risque de lui coûter très cher, surtout que ces derniers temps le polémiste voit son cercle de soutient se rétrécir, sa notoriété baisser dans les sondages et ses chances d’être au deuxième tour de ces présidentielles baisser. Le « candidat », accompagné de sa directrice de campagne Sarah Knafo, monte dans la voiture qui doit les mener à la gare pour rentrer à Paris. Une passante demande à s’approcher. Éric Zemmour baisse la vitre, et la dame lui adresse un doigt d’honneur. Le polémiste Zemmour lui renvoie la pareille, ajoutant : « et bien profond », a constaté le photographe de l’Agence France-Presse. Assise à ses côtés sur la banquette, Sarah Knafo rit aux éclats, comme le capte le même photographe, puis la voiture part vers la gare.

Geste « instinctif » d'Éric Zemmour ?

Ce geste, jugé instinctif par ses soutiens, a scandalisé les Français. De nombreuses personnes ont réagi à ce geste « déplacé ». Il est indigne d'un présidentiable affirment de nombreuses personnalités politiques et activistes en France. Ce geste conclut sa visite à Marseille, dernière étape d’un tour de France réalisé au prétexte de dédicacer son dernier livre. Une visite qui a tourné au fiasco. Éric Zemmour a d’abord dû descendre de train avant Marseille, à Aix-en-Provence, en raison de la présence d’« antifas » à la gare Saint-Charles. Sa déambulation a ensuite duré une poignée de minutes, sans qu’il échange avec des habitants.

Cet échec, qui marque la mobilisation anti-Zemmour, peut sonner le glas de ce « candidat » de droite. Sentant le vent tourner plusieurs patrons ne soutiennent plus le polémiste et se sont retiré du financement de sa campagne, quant aux maires, ils sont également nombreux à changer d'avis sur le parrainage d'Éric Zemmour.

Une aubaine pour Marine Le Pen

Marine Le Pen, invitée du « Grand Jury » ce dimanche, a de plus fustigé le dernier dérapage de son concurrent, auteur d'un doigt d'honneur. Elle a affirmé qu’Éric Zemmour « n'est pas à l'aise, il n'apporte pas de plus-value ». La candidate du Rassemblement National a ajouté : « j'ai entendu son équipe de campagne dire qu'il s'agissait d'un geste "instinctif". Quand on a vocation à devenir président de la République, précisément il faut être capable de sang-froid, de garder son calme, de maîtriser, précisément, son instinct ». La candidate de l'extrême droite a également profité de l'occasion pour appeler Éric Zemmour à se retirer en sa faveur. « J'ai envie de lui dire qu'après tout on peut servir son pays de mille façons, pas forcément comme candidat à l'élection présidentielle », conclut Marine Le Pen.