La campagne électorale pour l'élection présidentielle française d'avril 2022 aura une empreinte certaine du candidat de l’extrême droite Éric Zemmour. En effet, le polémiste qui a dernièrement annoncé sa candidature ne cesse de défrayer la chronique avec ses dérapages verbaux ainsi que ces propos souvent jugés « haineux » envers une bonne partie de la population française. « Oui, bien sûr. Faites l'âne pour avoir du son, comme disait mon père. Ça vous va très bien », a lâché le polémiste à l'encontre de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance. Des propos qui ont encore fait polémique. 

Ainsi Zemmour reste fidèle à sa manière de communiquer. Il continue de lancer ses petites phrases envers ses contradicteurs. Le 9 décembre, en direct sur France 2, Éric Zemmour, comme à son accoutumé, évoqué les musulmans en exigeant qu'ils « doivent choisir entre les lois islamiques, le code, la charia et la République ». « Je crois que c'est un peu trop compliqué pour moi », a réagi Bruno Le Maire. « Oui, bien sûr. Faites l'âne pour avoir du son, comme disait mon père. Ça vous va très bien », a rétorqué Éric Zemmour.

Ces propos ont été  jugés insultants et peu dignes d'un candidat à l'élection présidentielle par une bonne partie de la toile et certains analystes sur les plateaux télévisés. Cependant , Bruno Le Maire n'est pas allé de main morte pour répondre au candidat de l’extrême droite. « Quand on veut être président de la République, on respecte les hommes et les femmes qui vous parlent », s'est insurgé le ministre de l'Économie. « Je ne suis pas un âne. Vous m'insultez. Mais, vous avez l'habitude, vous faites des doigts d'honneur aux gens dans la rue. Donc vous pouvez me traiter d'âne, ça ne vous dérange pas », a-t-il poursuivi.

Il faut rappeler que le candidat de l’extrême droite n'est pas à son premier dérapage. Certains l'accusent d'en faire une marque de fabrique pour continuer à exister sur le plan médiatique. Cependant, il semble que depuis son annonce officielle de candidature le polémiste est en perte de vitesse. Cette situation révèle la difficulté d'Éric Zemmour de faire sa mue, de polémiste en candidat à une élection présidentielle.