Le ministère des Transports espagnol s'est prononcé sur le projet  de l'ouverture d'une liaison maritime entre l'Algérie et l’enclave espagnole de Melilla. Dans des déclarations rapportées par le journal local El Faro, mardi 14 décembre, le département ministériel a affirmé qu'il ne trouve pas d'inconvénients pour sa concrétisation.

« Il faut dire que rien n'empêche l'ouverture d'une nouvelle ligne de Melilla avec les ports algériens », ont affirmé des sources du ministère des Transports espagnol. La concrétisation de ce projet contribuera, ont souligné les mêmes sources au journal El Faro, à « la libéralisation du trafic maritime ainsi que l'initiative commerciale ». Chose qui pourra aider à « établir de nouvelles filières d'exportation de marchandises ». Il est à noter que l'Autorité portuaire de Melilla a déjà établi une demande pour l'ouverture d'une ligne maritime avec le port algérien de Ghazaouet. Ce projet avait en fait été relancé le mois de novembre dernier. Le mois de janvier 2021, le gouvernement espagnol a rendu sa réponse en affirmant qu'il n'était pas contre ce projet.

Madrid n'est pas contre l'ouverture de la ligne Melilla - Algérie

Le président de l'enclave espagnole de Melilla a annoncé devant le parlement que Madrid ne voyait pas d'un mauvais œil cette ouverture. « En raison de l'impact important que cela aurait sur l'économie de la ville, le gouvernement de la nation voit d’un bon œil le projet […] C’est ce que la ministre m’a transmis. Elle s’est engagée à me tenir au courant des travaux à faire dans ce sens », a-t-il annoncé. Le président de l'Autorité portuaire de Melilla, Victor Gamero, a souligné le mois de novembre dernier que les investisseurs de la région tiennent toujours à cette liaison. « Nos entrepreneurs veulent une sortie et la sortie est le prochain pays, qui est l'Algérie ».

« Nous devons profiter de notre situation et pour des raisons pratiques, nous ne sommes pas dans l’espace Schengen et un système pourrait être mis en place pour que les citoyens algériens, du moins ceux de la province de Tlemcen, la plus proche de la frontière, aient un accès (à Melilla) similaire à celui de Nador. C'est une région qui a un million de personnes qui peuvent acheter et vendre ici », avait encore déclaré Gamero à la presse. Ce projet, qui tient tant à cœur à l’enclave espagnole, va-t-il voir le jour ? Tout porte à croire que oui, dans la mesure où tous les indicateurs semblent être au vert.