Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) traverse une période difficile. Après la mise en demeure adressée au parti en raison de l'organisation de réunion avec des partis et des personnalités politiques au siège du parti, c'est le tour de son président d'avoir des ennuis avec la justice. Mohcine Belabbas, qui a indiqué le 9 janvier sur sa page Facebook avoir reçu une convocation de la justice, a été placé ce lundi 10 janvier sous contrôle judiciaire. 

« Je viens de recevoir une convocation pour une audition devant le juge d’instruction de la première chambre du tribunal d’Hussein Dey pour demain à 9 heures du matin », a écrit Mohcine Belabbas sur sa page Facebook le dimanche 9 janvier sans donner d’autres détails sur cette convocation.

Ce lundi, le RCD a annoncé sur le même canal que son président Mohcine Belabbas a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction du tribunal de Hussein Dey (Alger). Cette mise sous contrôle parvient quelques jours après que le RCD ait indiqué avoir reçu une mise en demeure du ministère de l’Intérieur lui demandant de cesser d’organiser des réunions politiques non autorisées dans son siège.

Mohcine Belabbas déjà convoqué pour une affaire de droit commun

Il faut rappeler que les députés de l'ancienne APN ont voté pour la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD Mohcine Belabbas en octobre 2020. Cette procédure a été lancée aprés « une enquête ouverte après le décès d’un ressortissant marocain qui travaillait sur le chantier de sa résidence privée, qu’il n’aurait pas déclaré ».

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Dans cette affaire de droit commun, le président du RCD avait été entendu par la Gendarmerie nationale à la fin du mois de juin 2020. « Je me suis présenté, aujourd’hui, devant des officiers de la Gendarmerie nationale qui m’ont informé, sur place, de l’objet de la convocation, à savoir, la poursuite des investigations entamées il y a près de deux ans suite à un accident du travail survenu dans ma construction. Les officiers ont tenu à préciser que j’avais le droit de refuser l’audition. J’ai décidé, en toute liberté, d’obtempérer à l’interrogatoire », avait alors déclaré Mohcine Belabbas.

Il faut souligner que Mohcine Belabbas est le deuxième président de parti à être inquiété par la justice. Fethi Ghares du Mouvement démocratique et social (MDS) a été condamné le 9 janvier à 2 ans de prison ferme.