Le verdict dans le procès du président du MDS Fethi Ghares est tombé, ce dimanche 9 janvier. Le tribunal de Baïnem a, en effet, condamné l'homme politique à deux années de prison ferme, assorties d'une amende de 200 000 dinars.

La classe politique algérienne n'a pas encore réagi à cette condamnation. Le tribunal de Baïnem à Alger n'a certes pas suivi le réquisitoire du procureur de la République, mais il ne s'en est pas vraiment éloigné, en condamnant le président du MDS à deux années de prison ferme.

En effet, lors du procès qui a eu lieu le 26 décembre 2021, le procureur de la République a requis la peine de trois années de prison ferme assortie d'une amende de 100 000 dinars. Le procès en question a fini par se dérouler à cette date après deux reports, le 5 décembre et le 12 décembre, suite au refus de Fethi Ghares de comparaître par visioconférence.

Il faut préciser que Fethi Ghares est poursuivi pour plusieurs chefs d'accusation. Il s'agit des chefs d'atteinte à la personne du président de la République, outrage à corps constitué, diffusion au public de publications pouvant porter atteinte à l'intérêt national, diffusion d'informations pouvant porter atteinte à l'unité nationale, diffusion d'informations pouvant porter atteinte à l'ordre public.

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Le premier responsable du MDS a été arrêté, pour rappel, le 30 juin 2021. Ensuite, il a été présenté, le 1er juillet, devant le juge d'instruction du tribunal de Baïnem, à Bab El Oued, qui le mettra sous mandat de dépôt. La chambre d'accusation confirmera, en octobre, cette décision de mise sous mandat de dépôt.