La France vit au rythme d'une campagne électorale marquée par la prédominance des sujets liés à l'immigration, l'islam et également à l'Algérie, qui se retrouve au centre des débats sur la mémoire. Forte d'une communauté importante, la diaspora algérienne est souvent citée négativement par les candidats, pour qui ces Algériens sont de « mauvais français ». C'est dans ce contexte que le recteur de la moquée de Paris s'est exprimé.

Chems-Eddine Hafiz a affirmé, lors de son passage dans l'émission Diasporama du journal Le Soir Algérie : « Je suis musulman, je suis laïque, je ne suis pas un religieux, je suis avocat ». Il affirme aussi que les musulmans de France respectent les lois de la République et sont de bons citoyens, contrairement à ce qu'affirment certains candidats et courants politiques.

Le recteur de la Mosquée de Paris réaffirme ses positions

Le recteur de la moquée de Paris a réaffirmé ses positions contre le terrorisme et l'islam radical. Il a rappelé que ces positions lui ont valu des menaces de mort. Chems-Eddine Hafiz est également revenu sur sa rencontre avec Abdelmadjid Tebboune en affirmant que ce dernier « se préoccupe de cette question et de la radicalisation, et il m'a demandé de travailler sur la radicalisation ».

Il a également tenu à rappeler que l'Algérie est « le seul pays au monde à avoir subi avec autant de sauvagerie le terrorisme ». Une raison pour laquelle, selon lui, il faut travailler pour « désenclaver les zones où progresse le terrorisme islamiste djihadiste ».

Par ailleurs, en ce qui concerne les discours de l'extrême droite et de la droite pendant cette campagne électorale, Chems-Eddine Hafiz a exprimé son indignation face au discours haineux dont sont victimes les Musulmans en général et les Algériens en particulier.

« L'extrême droite veut montrer que les musulmans de France ne sont pas des citoyens comme les autres. Il y a un discours haineux contre les musulmans mais vous sentez qu'ils attaquent en réalité l'Algérie », a-t-il déclaré, en ajoutant qu'« il faut reconnaître au moins le travail effectué par toutes ces personnes arrivées en France, ce travail et la patience face aux conditions, il faut arrêter de dire que l'Algérie est un ennemi ou une cinquième colonne […] il faut nous accepter tels que nous sommes ; une richesse ».