La Grande mosquée de Paris a toujours constitué la convoitise de différents pays musulmans. Au-delà de son caractère cultuel, cette institution, qui fait office de mosquée mère des mosquées françaises, a une place symbolique importante pour la visibilité de l'islam et des musulmans en France, mais aussi pour définir des différentes communautés musulmanes en France avec leurs pays d'origine.

L'Algérie, qui a un lien organique et surtout historique avec la Grande Mosquée de Paris, a toujours fait en sorte de ne pas laisser les autres pays prendre le dessus sur cette institution religieuse, en participant à son financement par une contribution financière annuelle et  envoyant régulièrement des imams pour encadrer les activités religieuses des ressortissants musulmans algériens en France.

D’ailleurs, le 11 septembre dernier, la Grande Mosquée de Paris, dirigée par l’Algérien Chems Eddine Hafiz, avait annoncé que 57 imams algériens ont été détachés et ont rejoint la France où ils exerceront dans différentes mosquées de ce pays. Avant de rejoindre leurs lieux d'affectation respectifs, ces imams ont pris part à un séminaire avec le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems Eddine Hafiz.

Les orientations de Abdelmadjid Tebboune pour le recteur de la Grande mosquée de Paris

Décidée à garder ses liens avec cette importante institution religieuse, notamment en cette période marquée par de nombreuses frictions entre les différentes tendances musulmanes en France, l’Algérie ne veut aucunement lâcher prise avec la Grande mosquée de Paris à travers les plus hautes autorités de l'État.

En effet, le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune a reçu, ce jeudi 9 décembre à Alger, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems Eddine Hafiz, indique un communiqué de la Présidence de la République. Lors de cette audience, « le Président Tebboune a assuré au recteur de la Grande mosquée de Paris de son soutien absolu dans la gestion de cet édifice spirituel historique, lui donnant des orientations de poursuivre ses efforts et de hisser les performances de cette institution, à travers l’adoption du juste milieu et la lutte contre le radicalisme et l’extrémisme ».