La crise sanitaire mondiale a impacté tous les domaines de la vie. Pendant cette crise, l'Indice de perception de la corruption (IPC) 2021 montre que le monde n'a pas connu de progrès dans la lutte contre la corruption. C'est ce que révèle le rapport de l'ONG Transparency International.

Le rapport de cette ONG, publié ce mardi 25 janvier, affirme que « malgré des engagements sur le papier, 131 pays n'ont fait aucun progrès significatif dans la lutte contre la corruption au cours de la dernière décennie et, cette année, le score de 27 pays se situe à un niveau historiquement bas. Dans le même temps, les droits humains et la démocratie sont la cible d'attaques partout dans le monde ».

Corruption : L'Algérie à la 117e place sur 180 pays

L'Algérie a obtenu le score de 33 points. Le pays se classe ainsi à la 117e place selon l'Indice de perception de la corruption dans le secteur public pour l'année 2021. Ce rapport montre que le pays a reculé de 36 à 33 point et recule de la 104e à la 117e place sur un total de 180 pays.

Transparency International Algeria 2021

Carte de l'indice de corruption dans le monde. Algérie.

Transparency International indique dans ce rapport que « ce n'est pas une coïncidence. La corruption est un terrain propice à la violation des droits humains. À l'inverse, la garantie des libertés et des droits fondamentaux de la personne fait que la corruption a moins de chance de se développer sans que des voix ne s'élèvent pour la dénoncer ».

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Elle affirme que « les résultats de l'IPC de cette année révèlent que les pays garantissant les libertés civiles et politiques contrôlent généralement mieux la corruption. Le respect des libertés fondamentales – liberté d'association, liberté d'expression – est crucial pour appuyer les efforts en faveur d'un monde où la corruption n'existe plus ».

Réagissant à ce rapport sur sa page Facebook, l'Association algérienne de lutte Contre la Corruption (AACC) constate le statu quo et « un classement toujours aussi désastreux que ceux des 10 dernières années […] ce qui était prévisible et confirme – malheureusement –, nos analyses publiées régulièrement pendant toute cette période ».

Pour l'AACC, « il n'est pas concevable, plus particulièrement pour le sujet qui nous intéresse – la lutte contre la corruption –, d'imaginer quelque succès s'il n'y a pas de la part du pouvoir politique une volonté effective, affichée et mise concrètement en chantier ».