Un haut cadre algérien du groupe djihadiste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a été neutralisé au nord du Mali, selon l'état-major de l'armée française, qui l'a annoncé dans un communiqué rendu public ce lundi 7 mars.

Il s'agit du « coordinateur financier et logistique » du groupe AQMI, le nommé Yahia Djouadi, alias Abou Ammar al Jazairi, selon le même communiqué, qui précise que « dans la nuit du 25 au 26 février, la force (antidjihadiste française) Barkhane a conduit une opération visant un haut cadre historique d’AQMI à environ 100 km au nord de Tombouctou, au Mali. Cette opération a conduit à la neutralisation du djihadiste algérien Yahia Djouadi, alias Abou Ammar al Jazairi ».

Il faut souligner que l'armée français,  avait lancé  depuis 2013 l'Opération Serval au Mali. Le gouvernement français avait alors expliqué cette intervention par la nécessité de maintenir l'intégrité du Mali. À l'époque, le président François Hollande, suivi des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, a annoncé que l'unique but de la France est « la lutte contre le terrorisme ». Cependant , la France a annoncé le 17 février 2022 son retrait ainsi que celui de ses partenaires européens et du Canada du Mali.

C'est ainsi qu'ont pris fin les opérations militaires « antidjihadistes Barkhane et Takuba ». Ce retrait est expliqué par la dégradation des relations avec les nouveau décideurs à Bamako. « Les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies » et les pays ont décidé « le retrait coordonné » du Mali, tout en assurant de leur « volonté de rester engagés dans la région » du Sahel, en proie à la contagion djihadiste et d'« étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d'Afrique de l'Ouest », expliquait une déclaration conjointe de la France et de ses alliés.

La France, qui a perdu 53 soldats dans ces opérations, a ainsi été chassée de son ancienne colonie envahie un premier temps en 1883 (alors connu sous le nom de Soudan français) pour devenir indépendante en 1960.