La question de la mémoire entre l’Algérie et la France soulève toujours les passions. À quelques jours de la date de la signature des accords d'Évian, cette question revient au devant de la scène. Afin d'apaiser les passions, certains projets, qui vont dans le sens d'une réconciliation durable, ont été proposés par l'historien Benjamin Stora. Parmi ces projets : celui d'un musée de l'histoire de la France et de l'Algérie ; un projet qui vient d’être relancé une nouvelle fois.

Ainsi, selon l'entourage de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, le projet verra le jour en 2025. C'est ce que rapporte le journal Le Métropolitain. Ces informations ont été recueillie lors du récent hommage à Jacques Roseau, froidement exécuté au Mas Drevon à Montpellier en 1993 par des retraités nostalgiques de l'OAS. Des responsables d’associations à Montpellier ont également confirmé cette information au journal.

Cette information a été également confirmé par Michaël Delafosse au Journal du Dimanche, le 13 mars 2022. Le maire de Montpelier a dévoilé l’endroit retenu pour installer le musée. Il a affirmé que ce musée sera installé dans le vaste bâtiment de l’ancienne division des services informatiques du Rectorat, du côté de la place Candolle, dans l'Écusson ; un choix validé par l'État. Le maire souhaite « que ce soit un musée piloté par l’État, donc un musée national ».

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Musée de l'histoire France-Algérie : Un projet évoqué en 2003

Il faut dire que ce projet s’inscrit dans un processus engagé en mai dernier, au sein de la commission « Mémoires et vérité » créée à la demande d'Emmanuel Macron pour travailler discrètement à la création de ce musée à partir des préconisations du rapport Stora. Le groupe de travail regroupe 15 membres, dont Jacques Frémeaux, l'un des historiens qui avait travaillé au côté de Georges Frêche en 2003.

Il faut rappeler que le projet est ancien. Cependant, il n'a pas fait long feu pour des considérations de nomination et à cause des conflits entre les visions sur les objectifs de ce projet.

En 2010, déjà, le nouveau président de la communauté d’agglomération de Montpellier, Jean-Pierre Moure a reconsidéré le projet et a choisi d'en faire un espace qui fait la jonction entre toutes les mémoires.

Il le rebaptise alors « musée de l’histoire de la France et de l’Algérie ». L'idée de la création du projet revient à feu Georges Frêche, qui a évoqué la création d’un Musée de l’Histoire de France et de l’Algérie à Montpellier en 2003.