Le président de la Fédération algérienne de football (FAF) Charaf-Eddine Amara a convoqué ce jeudi matin une réunion d’urgence du bureau fédéral deux jours après l’élimination de la sélection algérienne du  Mondial 2022 Qatar. Une réunion durant laquelle le patron de la FAF a annoncé officiellement sa démission et de celle des membres de son bureau.

Ce qui était dans l’air c’est confirmé ce jeudi 31 mars. Moins de quarante huit heures après l’élimination des Verts du prochain Mondial au Qatar, le président de la FAF Charaf-Eddine Amara, a décidé de jeter l’éponge en annonçant sa démission et de celle des membres du bureau fédéral (BF). « Je vous annonce ma démission et de celle des membres du BF et je souhaite bon courage au prochain président et aux membres de son bureau qui seront élus  » a déclaré Charaf-Eddine Amara lors d’une conférence de presse, tenue ce jeudi juste après la fin des travaux de la réunion du bureau fédéral.

Un directoire présidé par Mohamed Maouche pour gérer la FAF avant l'AG élective

Devant la vacance du poste de président de la FAF et de la démission collective des membres du bureau fédéral, Charaf Eddine Amara a annoncé la désignation de Mohamed Maouche, vice-président de la FAF et membre du BF pour gérer les affaires de la Fédération à la tête d’un directoire, comme le stipule les règlements de la FAF. Ce directoire prendra l’intérim dans l’attente d’une nouvelle Assemblée Générale Élective qui aura à élire une nouvelle équipe à la tête de la FAF, selon Amara.

La démission du président de la FAF et de celle des membres du BF, intervient dans un contexte marquée par la montée au créneau des supporters algériens qui n’ont pas digéré l’élimination des Verts au prochain Mondial. De nombreuses voix se sont élevés pour demander le départ des responsables de la FAF à leur tête le président Charaf-Eddine Amara, tout en réclamant l’élection d’une nouvelle Fédération.

« Je suis responsable de cette élimination mais je ne suis pas coupable » se défend Amara

Tout en annonçant sa démission de la présidence de la FAF,  Charaf-Eddine Amara a tenu toutefois à défendre son bilan et surtout répondre aux nombreuses reproches qui lui sont faites à propos de la sélection algérienne. Il s’agit notamment de l’affaire du match Algérie-Cameroun, qui a fait couler beaucoup d’encre. « Je suis responsable de cette élimination mais je ne suis pas coupable » affirme Amara.

«J’ai fait tout ce qui est légal. Je n’ai pas épargné un gramme d’effort pour protéger l’Equipe nationale. Ce qui s’est passé n’est pas une négligence » se défend Amara à propos de l’affaire de l’arbitre du match Algérie- Cameroun.  «Nous avons introduit un recours à la FIFA . C’est elle qui décidera si éventuellement on rejouera, mais il faut notamment que l’arbitre dise qu’il a fait erreur, qu’il soit reconnu corrompu etc… nous ne spéculerons pas sur ça. C’est la FIFA qui défend le droit » ajoute-t-il.

« Je reçois 1 000 insultes par minute sur mes réseaux sociaux » indique le président Amara

A propos de l’arbitrage, Amara s’est montré agacé contre ceux qui évoquent les coulisses au niveau de la CAF et de la FIFA. « Si vous me demandez d’acheter un arbitre, je refuse de le faire. Si vous voulez me couper la tête pour ça, faite- le ! Je suis le président d’une commission d’arbitrage et représentant d’un pays honnête et respectable » lâche-t-il. « Je reçois 1 000 insultes par minute sur mes réseaux sociaux. Vous-vous rendez-compte dans quel délire nous sommes ? » se désole-t-il.

Concernant l’avenir de Djamel Belmadi à la barre technique des Verts, Charaf-Eddine Amara a affirmé que le staff technique devra continuer sa mission en révélant l’avoir demandé à Djamel Belmadi . « Je pense que les membres du staff technique vont continuer le travail débute il y’a plus de trois ans. C’est ce que je leur ai demandé. Ils vont allumer encore une autre flamme » indique le désormais ex-président de la FAF.