Le ramadan en France est une occasion pour les musulmans, notamment les Algériens, de se réunir, manger en famille et se rendre visite. C'est également le mois des repas traditionnels et de grands festins. Cette année, en raison du conflit en Ukraine qui a fait exploser l'inflation ainsi que le recul du pouvoir d'achat des classes moyennes, ces musulmans devront serrer la ceinture. Ils passeront donc un ramadan fait de privation. Les musulmans de France subiront ainsi une conjoncture économique difficile comme toute la classe moyenne.

En ce début du mois de ramadan en France, les prix de certains produits prisés par les musulmans pour préparer leurs plats ont connu une hausse significative. Ils devront adapter leurs consommations aux lois du marché. À l'appel de la rupture du jeûne, les tables seront moins garnies que d'habitude. À titre d'exemple, l'huile de table très utilisée en ce mois est passée de 1,50 €, 1,60 € à 2,50 € ,la farine coûte près de 8 € contre 5,50 € d'habitude.

Les musulmans affirment que cette hausse des prix ne leur permet plus les fastes d'avant. « On est habitués à de grands repas, mais cette année on va devoir se priver. La viande, l'huile, la farine… tout est plus cher ! », affirme Assana au média français France Bleu. Elle a ajouté « le chariot est moins rempli, mais la facture augmente ». Elle a expliqué qu'elle est dans l'obligation d'adapter ses achats et a indiqué : « je vais manger beaucoup plus de poulet et moins de bœuf ou d'agneau. On diminue également les boissons comme le coca ou les jus. Le soir, après une journée sans boire ni manger, on a souvent soif. Cette année on va faire attention ».

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Il faut dire que l'inflation mondiale a touché de plein fouet la France. Cette année tout a augmenté, même les fruits, qui sont d'habitude accessibles, sont devenus hors de la portée des bourses moyennes qui ont vu leur pouvoir d'achat s'éroder. Ce pouvoir d'achat est d'ailleurs l'un des thèmes principaux de la campagne électorale pour la présidentielle, qui aura lieu dans quelques jours. Les musulmans, à l'instar des Français de la classe moyenne, subissent la hausse des carburants, du gaz et également des produits alimentaires. Ils s'approchent de plus en plus du seuil de pauvreté.