La wilaya d'Oran, à l'ouest de l'Algérie, innove en matière de lutte contre le phénomène de harraga. Après les murs érigés au niveau de certaines plages, les autorités locales ont décidé d'installer des caméra de surveillance le long du littoral, connue il est vrai pour être un  transit pour des centaines de harraga chaque année.

Le phénomène lié à l'émigration clandestine a enregistré un rebond inquiétant durant les quelques dernières années, avant de connaître un essor explosif en 2021, qui aura été l'année de tous les record concernant le nombre d'Algériens qui ont tenté de rejoindre clandestinement l'autre rive de la Méditerranée. Ce n'était cependant pas tout le monde qui a réussit à teindre sa destination. Des centaines de jeunes et moins jeune ont ainsi péri en mer ou ont été portés disparus. Une ONG espagnole fait état de plus 4000 morts ou disparus en 2021.

Pratiquement toutes les wilayas du littoral algérien sont concernées par ces départs massifs d'Algériens qui ont pour la plus part rejoint les côtes espagnoles et italiennes. Cela dit, la wilaya d'Orant aura a été celle qui a été la plus touchée par ce phénomène.

600 caméras de surveillance le long des plages d'Oran

Pour tenter de lutter contre ce fléau, les autorités de la wilaya d'Oran ont décidé de prendre certaines mesures. En premier lieu, elles ont érigé un mur de plus de 4 mètres au niveau de certaines plages connues pour constituer des points de départ des embarcation de fortune. Ces mûrs n'ont cependant pas été du goût de la population locale, qui est monté au créneau pour réclamer leur destruction. Les protestataires ont trouvé ces mûr très laids et peu efficaces.

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L'autre trouvaille des autorités de la capitale de l'Ouest algérien consiste en l'installation de caméras de surveillance le long du littoral. Selon le journal Echorouk, qui a rapporté l'information le 4 avril dernier, l'opération tire actuellement à sa fin et 90 % de ce matériel aurait été installé. En tout, indique la même source, 600 caméras ont été acquises et seront donc mises en place pour empêcher jeunes et moins jeunes, femmes et hommes de traverser la Méditerranée en « harraga » vers l'Espagne.