Autres temps, autres mœurs. Les sociétés conservatrices commencent à lâcher du leste concernant la pratique sexuelle. Cette liberté devient de plus en plus revendiquée et assumée. Au Maroc, une étude réalisée par l'Association marocaine de la planification familiale (AMPF) révèle que la plupart des jeunes marocains ont eu leur premier rapport sexuel entre 15 et 22 ans.

Ainsi, le Maroc, à l'instar des pays de l'Afrique du Nord – connus pour leurs conservatisme et la sacralisation de l'acte sexuel, qui est régit par des règles sociales et religieuses – se débarrasse de plus en plus de certains interdits. Cette étude réalisée par AMPF auprès de 600 jeunes âgés de 14 à 30 ans en juin et juillet 2021 à Casablanca, Marrakech, Fès, Rabat et Oujda, révèle que chez les jeunes – qui représentent un tiers de la population –, la vie sexuelle commence à un âge précoce, allant jusqu'à 13 ans.

L’étude indique que la majorité de ces jeunes ont eu leur premier rapport sexuel entre 15 et 22 ans. Elle révèle également que la catégorie d'âge entre 16 et 19 connait la plus grande fréquence de rapports. Parmi les jeunes interrogés, l’âge moyen du premier rapport sexuel était de 18 ans pour les hommes et de 19 ans pour les femmes. Ils sont 93 % d'entre eux qui assurent que ce rapport était consentant.

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L'étude révèle également que 75 % des jeunes disent avoir eu des rapports sexuels non pénétrants. Ils sont 76,4 %  à affirmer avoir eu leur premier acte sexuel entre amis. Tandis qu'ils sont 12 % des jeunes interrogés qui disent avoir eu des relations sexuelles avec des professionnelles du sexe et 11 % des sondés confient avoir eu leur premier rapport avec un fiancé ou un membre de la famille.

Par ailleurs, cette étude révèle que pour 88 % des jeunes interrogés, la fréquence des rapports sexuels est occasionnelle. Elle précise que seulement un jeune sur dix (10 %) affirme avoir des rapports sexuels réguliers. Cependant, par manque d'éducation sexuelle, la moitié des jeunes interrogés reconnaissent avoir eu des rapports non protégés. Ils sont 40 % à affirmer ne pas connaitre les moyens contraceptifs et les maladies sexuellement transmissibles (MST/IST).