Depuis le changement de position du gouvernement espagnol vis-à-vis de la question du Sahara occidental, le torchon brûle entre Alger et Madrid. Les deux pays rentrent dans une spirale de crise diplomatique. En effet, l'Algérie a rappelé son ambassadeur à Madrid et a également décidé d'autres sanctions. Interrogé sur la situation, Abdelmadjid Tebboune a qualifié le changement de position espagnole d'« éthiquement et historiquement inacceptable ». Le ministre espagnol des Affaires étrangères a aujourd'hui réagit aux déclarations de Tebboune.

Ainsi, José Manuel Albares a réagi, ce lundi 25 avril, aux propos tenus par Abdelmadjid Tebboune. Des propos qu'il a qualifié d'« une polémique stérile ». Ce ministre des Affaires étrangères a également défendu la décision du gouvernement  dans une interview au média espagnol Onda Cero et Il a affirmé que cette décision est « souveraine et de droit international ».

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a également affirmé qu'il y a toujours un dialogue avec le gouvernement algérien et a souligné le côté positif des déclarations d'Abdemladjid Tebboune sur l'approvisionnement de l'Espagne en gaz. « La garantie totale de l'approvisionnement de l'Espagne en gaz algérien et le respect scrupuleux des contrats internationaux que les entreprises ont », a été perçu comme un signe positif, selon José Manuel Albares.

Concernant l'implication du Haut représentant européen pour les Affaires étrangères, Josep Borell, dans la recherche d'une solution à la crise avec l'Algérie, Albares a indiqué qu'il « n'y a rien de plus normal » que le Haut représentant s'intéresse à tout ce qui concerne les États membres de l'Union européenne. Il affirme que « cela fait partie de son travail. De plus, il est espagnol et c'est un bon ami, mais c'est son travail ».

L'Algérie répond au ministre espagnole des Affaires étrangères

À la suite de la réaction du ministre espagnol, Amar Belani, envoyé spécial chargé du Sahara occidental et des pays du Maghreb, a affirmé au site d'information algérien TSA que ces propos sont « lamentables et totalement inacceptables ». Il a ajouté que ce genre de propos « ne contribueront certainement pas à un retour rapide à la normale dans les relations bilatérales et le ministre espagnol devra en assumer les conséquences ».

Amar Belani a révélé que le ministre espagnol des Affaires étrangères a voulu revenir sur ses déclarations. « Son département ministériel a beau démarcher la presse espagnole pour essayer de rectifier le tir, nous disposons de l'enregistrement sonore qui confirme que le ministre a bien tenu des propos offensants qui sont aux antipodes de la correction et de la bienséance protocolaire », indique Belani.