L'UE veut numériser la procédure de délivrance de visas Schengen

Les demandeurs de visa pourraient à l’avenir effectuer leur démarche en ligne via une plate-forme de l’Union européenne (UE), et ce quelque soit le pays de l’espace Schengen dans lequel ils souhaitent se rendre. C’est ce que suggère, en effet, la Commission européenne, lors de sa réunion du mercredi 27 avril 2022 à Bruxelles.

Les demandeurs de visas Schengen du monde entier, y compris l’Algérie, seront bientôt soulagés. Ils n’auront plus à se casser la tête avec des formulaires à remplir et des documents à présenter pour leurs demandes de visa, encore moins à se déplacer au consulat ou au centre réservé pour le retrait de leur passeport. Le tout devra s’effectuer par un simple clic en ligne.

La Commission européenne a annoncé, mercredi 27 avril, un projet de numérisation de la procédure de demande de visa pour l’ensemble des pays européens membres de l’espace Schengen. « La Commission propose aujourd'hui de numériser la procédure de délivrance des visas Schengen, en supprimant la vignette-visa, et en offrant la possibilité de soumettre les demandes de visa en ligne par l'intermédiaire de la plateforme de l'UE conçue à cet effet », indique la Commission dans un communiqué publié sur Twitter.

Société À Bruxelles, les musulmans n'ont nulle part où enterrer leurs morts

L’UE va lancer une plate-forme pour les demandes de visa Schengen

Le nouveau pacte sur la migration et l'asile a fixé l'objectif d'une « numérisation intégrale de la procédure de délivrance des visas d'ici à 2025 », explique la même source. Cette initiative « permettrait d'améliorer efficacement la procédure de demande de visa, en ce sens qu'elle entraînerait une diminution des coûts et de la charge pour les États membres et les demandeurs, tout en renforçant la sécurité de l'espace Schengen », ajoute-t-on.

« La moitié des personnes qui se rendent dans l'UE avec un visa Schengen considèrent que la procédure de demande est lourde, et un tiers d'entre elles doivent parcourir des kilomètres pour demander un visa », explique la commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johansson. « Il est grand temps que l'UE propose une plateforme en ligne afin que les citoyens des 102 pays tiers soumis à l'obligation de visa de court séjour pour se rendre dans l'UE puissent introduire leur demande de façon rapide et sécurisée », ajoute-t-elle.

Dans la pratique, « la plateforme de l’UE déterminera automatiquement le pays de l'espace Schengen compétent pour examiner une demande donnée, notamment lorsque le demandeur envisage de se rendre dans plusieurs de ces pays », explique le communiqué. Cette plate-forme fournira aux demandeurs des « informations à jour sur les visas Schengen de court séjour, ainsi que toutes les informations nécessaires concernant les exigences et les procédures (notamment les documents justificatifs, les droits de visa et la nécessité de prendre un rendez-vous pour le relevé des identifiants biométriques) », précise-t-on.

Voici les avantages de la numérisation des procédures de demande de visa Schengen

Avec la nouvelle procédure, « l'obligation de se présenter en personne au consulat ne s'appliquerait qu'aux personnes demandant un visa pour la première fois pour le recueil des identifiants biométriques, ou encore aux demandeurs dont les identifiants biométriques ne sont plus valides ou qui disposent d'un nouveau document de voyage », ajoute le communiqué de la Commission européenne.

Société « L'immigration tue » : CNews écope d'une amende de 60'000 euros

La proposition de la Commission va à présent être examinée par le Parlement européen et le Conseil de l’Europe et les États membres auront ensuite 5 ans pour passer sur la plateforme commune pour les demandes de visa en ligne, précise la même source. « En fonction de l'issue des négociations entre les colégislateurs, le développement de la plateforme pourrait débuter en 2024, pour une mise en service en 2026. Compte tenu de la période de transition de cinq ans, l'ensemble des États membres pourraient utiliser la plateforme en 2031 », ajoute encore le communiqué.


Vous aimez cet article ? Partagez !