C’est un véritable coup dur pour les Algériens qui souhaitent obtenir un visa Schengen. La France a décidé de réduire de façon drastique la délivrance de visas demandés à partir de l’Algérie. Le Maroc et la Tunisie sont également sanctionnés par la même décision française.


En effet, selon la radio française Europe 1, la France a fini par passer à l’acte en matière de sanctions, suite au refus des trois pays du Maghreb de rapatrier leurs ressortissants faisant l’objet de mesures d’expulsion. La décision a été prise en catimini, il y a un mois. Il s’agit de réduire de 50 % le nombre de visas Schengen accordés aux ressortissants algériens et marocains et de 30 % aux Tunisiens.

En fait, l’Algérie est la plus lourdement sanctionnée dans cette histoire, surtout que cette réduction devrait prendre l’année 2020 comme référence. C’est-à-dire durant l’année de la crise sanitaire liée au coronavirus. Et les chiffres avancés par la même source ne sont pas réjouissants pour les demandeurs de visas algériens.

Il n’y aura que 31 500 visas pour les Algériens ?

Si l’on se fie aux chiffres, 63’000 visas Schengen ont été délivrés durant l’année 2020 aux demandeurs algériens, et ce sur 96’000 demandes formulées, soit un taux de 65 %. C’est loin des 275’000 visas accordés en 2019, sur plus de 500’000 demandes formulées.

Et si le nombre des visas est réduit de 50 %, selon les instructions du président Emmanuel Macron, il n’y aura que 31 500 visas pour les Algériens. C’est donc très loin des chiffres de l’année précédant la pandémie.

Sur près de 8000 obligations de quitter le territoire français, seules 22 ont été exécutées

Il faut dire que certains chiffres avancés peuvent expliquer la réaction des autorités françaises. Sur les 7731 obligations de quitter le territoire français ordonnées par la justice, seulement 22 ont été exécutées, soit à peine 0,2 %. Après avoir tenté le dialogue, le conditionnement des aides au développement et les menaces, la France est finalement passée aux sanctions.

« Je vous confirme cette information ; cette mesure qui a été prise. En 2018, nous avons adopté la loi Asile et immigration […] Et le frein à cette efficacité et aux reconduites effectives, c’est le fait que des pays refusent les laissez-passer consulaires. À partir de là, on a eu un dialogue avec certains pays du Maghreb, puis des menaces. Et aujourd’hui on met ces menaces à exécution », a expliqué le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.