La famille du chanteur kabyle Idir, disparu en mai 2020, a réagi dans un communiqué au livre du journaliste Farid Alilat, intitulé « Idir, un Kabyle du monde », paru le 6 avril 2022. Selon le texte publié sur la page Facebook consacrée à l'artiste d'Ath Yenni, certains témoignages et autres anecdotes contenues dans l'ouvrage ne passent pas.

Il faut préciser que la famille de l'artiste disparu ne fait pas de reproches à l'auteur du livre Farid Alilat, également journaliste à Jeune Afrique. Mais elle conteste certains témoignages qui ne devaient pas être publiés. Rappelant avoir « eu le plaisir » de recevoir l'auteur, les rédacteurs du communiqué se disent cependant « déçus par bon nombre d’inexactitudes que nous ne pouvons taire ».

La famille du chanteur kabyle ne précise pas exactement les extraits contre lesquels elle s'insurge, mais elle n'hésite pas à s'en prendre à certains qui ont apporté leurs témoignages dans le livre de Farid Alilat. « Il est triste de constater que certains narrateurs ont voulu se mettre en scène, frisant parfois le délire, au détriment de l’image qu’ils renvoient de Idir et du respect de sa mémoire », estiment les rédacteurs du texte.

Idir a toujours été mesuré dans ses propos

Pour la famille d'Idir, certains témoignages ne passent pas. Visiblement, elle n'est pas contente que certains de ceux qui ont partagé un moment de la vie de l'artiste aient divulgué des informations, notamment relevant de sa vie privée. « Il a exprimé avec des propos toujours mesurés, sa pensée, ses convictions et sa philosophie, sans jamais enfreindre cette ligne qui sépare ce qui relève de l’intime de ce qui est public », précise-t-elle.

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Pour elle, Idir a révélé tout ce qui devait se savoir et a tu ce qu'il a voulu taire. « Idir s’est dévoilé à son public tout au long de sa vie. Il a raconté son enfance, les personnes autour desquelles s’est construite sa personnalité », a-t-elle ajouté, en prenant acte du travail de l'auteur considéré comme « une collecte d’un grand nombre de témoignages ». « Cependant le nombre ne compense pas la qualité des témoignages qui ont manqué », a-t-elle conclu, en précisant : « notre seul souci est de rester fidèles à la mémoire de notre père ».