La polémique enfle depuis quelques semaines sur le port du burkini en France, plus particulièrement à Grenoble, une ville dont la municipalité s'apprête à voter une modification du règlement régissant des piscines pour autoriser le port de cette tenue. 

Le vote est prévu le 16 mai prochain. Si adoptée, la modification sera appliquée à partir du 1er juin prochain. Pour empêcher que cela n'arrive, l'opposition s'agite. Le maire de la localité, qui a proposé cette modification, reste de marbre et compte aller en avant afin de faire passé cette loi.

Le maire de Grenoble s'exprime sur le port du Burkini

Ce dernier a d'ailleurs tenu à s'exprimer sur le sujet pour mettre les choses au clair et expliquer son projet. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, l'édile communal de Grenoble a affirmé que le port du Burkini est « un non- sujet ». Il a par ailleurs déploré la polémique que cela à suscité.

« Depuis une dizaine de jours, on entend une énorme polémique enfler partout autour du burkini et de Grenoble », a regretté ce dernier. Pour lu,  il ne s'agit pourtant que « d'assurer l'égalité d'accès aux services publics, et la liberté de se vêtir ou se dévêtir, dans le respect de l'hygiène et de la sécurité », a-t-il expliqué.

À lire aussi :  France : Des comptes Uber loués à des sans-papiers algériens en quête de travail

Et d'ajouter que le règlement régissant les piscines devrait être « juste un progrès social pour que les femmes puissent venir se baigner les seins nus comme les hommes et pour que les maillots couvrants pour se protéger du soleil soient autorisés, et pour que les burkinis soient autorisés aussi. En fait, on s'en fiche de savoir si c'est un maillot couvrant, s'il est là pour se protéger du soleil, s'il est là pour une raison religieuse, ça ne nous regarde pas ».