Quelques heures après la suspension par l'Algérie du traité d'amitié algéro-espagnol, le gouvernement du Royaume ibérique a réagi. Dans sa déclaration, le gouvernement de Pedro Sanchez a tenté une approche d'apaisement avec l'Algérie. Madrid affirme donc regretter la décision de suspendre « le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec l’Espagne ».

« Le Gouvernement espagnol réaffirme son plein attachement au contenu du Traité et aux principes qui le sous-tendent, reflétés dans son préambule et en particulier le strict respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies et les principes du droit international en tant qu’éléments fondamentaux pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la justice dans la société internationale, en particulier les principes d’égalité souveraine des États, de non-ingérence dans les affaires intérieures et de respect du droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes».

Dans cette réaction, le gouvernement espagnol réaffirme son attachement au traité, mais ajoute également qu'il est souverain dans sa prise de décisions. Dans le communiqué, l'Espagne a également essayé de ne pas aller vers le conflit, en rappelant qu'elle reste fidèle à ses engagements et aux relations entre les deux pays. « Le Gouvernement espagnol considère l’Algérie comme un pays voisin et ami et réitère son entière disponibilité à continuer à entretenir et à développer les relations privilégiées de coopération entre les deux pays, au profit des deux peuples », peut-on lire dans le communiqué.

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De son côté, la ministre espagnole de l'Énergie Teresa Ribera a déclaré, ce jeudi 9 juin, qu'elle était convaincue que la compagnie gazière publique algérienne Sonatrach respecterait ses contrats commerciaux de fourniture de gaz naturel aux services publics espagnols, malgré une dispute diplomatique. « Nous ne penserons pas que [les contrats] puissent être rompus de manière unilatérale par une décision du gouvernement algérien », a-t-elle déclaré dans une interview à la station de radio espagnole Onda Cero.

Il faut rappeler que les relations entre l’Algérie et l'Espagne connaissent une période de tension depuis le changement de position du gouvernement espagnol par rapport à la question du Sahara occidental. L'Algérie a pris plusieurs mesures contre le Royaume ibérique. La dernière en date est la suspension du traité d'amitié algéro-espagnol le 8 juin.