Mes relations entre l’Algérie et l'Espagne entrent dans une zone de turbulences. Après le rappel de son ambassadeur en Espagne pour "consultations" suite au revirement de la position du gouvernement espagnol concernant le Sahara occidental, l’Algérie met en branle une série de sanctions. Le président directeur général de la Sonatrach a annoncé que l'option de revoir les prix de gaz vendu à l'Espagne n'est pas exclut. 

Ainsi, le PDG de la Sonatrach confirme les intentions de l’Algérie de recourir à des sanction contre le royaume Ibérique. Dans une déclaration à l'APS, Toufik Hakkar a déclaré : « Depuis le début de la crise en Ukraine, les prix du gaz et du pétrole explosent. L'Algérie a décidé de maintenir, pour l'ensemble de ses clients, des prix contractuels relativement corrects. Cependant, il n'est pas exclu de procéder à un "recalcul" des prix avec notre client espagnol ».

Le gaz algérien ne peut pas remplacer le gaz russe en Europe

Par ailleurs, le PDG de la Sonatrach s'est exprimé sur la capacité de l’Algérie à augmenter les quantités de gaz exportées vers l’Europe, qui est à la recherche d’alternatives au gaz russe dans cette conjoncture de guerre en Ukraine.

« Nous disposons à l’heure actuelle de quelques milliards [de m³ supplémentaires] qui ne peuvent se substituer au gaz russe. En revanche, avec la cadence de nos explorations, nos capacités vont doubler d’ici 4 ans, ce qui laisse entrevoir des perspectives prometteuses avec nos clients européens », a déclaré Toufik Hakkar, qui confirme ainsi l'impossibilité de remplacer la Russie en tant que fournisseur de gaz à l’Europe.

3 nouveaux gisements découverts en Algérie

Toufik Hekkar a également confirmé de récentes découvertes de gisements de gaz et de pétrole en Algérie. « Durant ces trois premiers mois, Sonatrach a réalisé trois nouvelles découvertes de gisements pétroliers. Parmi ces trois nouvelles découvertes, on enregistre une importante découverte concrétisée au niveau du périmètre de la région de Touggourt. Il s’agit d’un gisement estimé à hauteur d’un milliard de barils », a t-il affirmé.

Il faut dire que 42 % des importations espagnoles de gaz proviennent de l’Algérie. Mais bien que les sanctions algériennes puissent impacter l'économie espagnole – notamment dans cette conjoncture ou de nombreux pays européens se tournent vers Alger pour combler le vide qui sera causé par la baisse des importations de Russie –, il est important de noter qu'en matière énergétique, l'Espagne ne dépend qu'à hauteur de 9 % du gaz. Cela dit, parmi les pays européen, c'est l'Italie qui est la mieux placée pour profiter de la crise entre l’Algérie et l'Espagne pour avoir plus de gaz algérien.