Fondé en 2012, le parti politique qui veut appliquer la charia en Belgique est mis à l'index pour des pratiques misogynes. Le cofondateur du parti Islam, dont l'acronyme signifie « intégrité, solidarité, liberté, authenticité, moralité », Redouane Ahrouch a été condamné pour avoir refusé de débattre avec une femme sur le plateau de RTL, en avril 2018 et également pour avoir refusé de lui serrer la main.

Ainsi, la justice belge a confirmé la condamnation de Redouane Ahrouch, un Belge d'origine marocaine, cofondateur du parti Islam. Au moment des faits, le conseiller communal d’Anderlecht avait refusé de dialoguer et de regarder la chroniqueuse Emmanuelle Praet en plateau, au motif qu’elle était une femme. Il avait également refusé de serrer la main de la chroniqueuse. Redouane Ahrouch avait alors invoqué la liberté d’expression, de pensée et de religion.

L'homme politique qui se battait pour l'application de la charia en Belgique a été poursuivi en justice. Il a été condamné, d’abord en première instance, puis en appel, en février dernier, à quatre mois de prison avec sursis en vertu de la loi sur le sexisme. Il devrait également verser une indemnité de 1 000 euros à Emmanuelle Praet et un euro symbolique à l’Institut pour l’Égalité des femmes et des hommes. Insatisfait, il s’était pourvu en cassation.

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Le procès en cassation est tombé ce mardi 14 juin. La Cour de cassation a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel, expliquant que la condamnation se justifie par : « l’intention d’exprimer un mépris à l’égard d’une personne ou de la considérer comme inférieure est susceptible d’entraîner une atteinte grave à la dignité de cette personne ». Le tribunal explique que la « liberté d’expression », elle, n’est pas « absolue ». Pour le tribunal « les besoins sociaux impérieux, dont le principe d’égalité des hommes et des femmes fait partie, justifient certaines restrictions à la liberté d’expression ».

Il faut dire que depuis sa création en 2012, le parti Islam n'a pas drainé grand monde. Ses candidats dans différentes élections n'ont pas été élus. Cependant ce parti d’extrémistes a réussi à faire parler de lui avec les scandales liés à ses positions misogynes et antidémocratiques.