Encore une tentative de transfert illicite de devise depuis l’Algérie vers l’étranger. Cette fois, il s’agit d’un ressortissant tunisien qui a tenté de transférer une importante somme en dollars, depuis l’Algérie vers son pays. Il a été arrêté par la police des frontières (PAF) au niveau de l’aéroport d’Alger.   

La question du transfert de devise depuis et vers l’Algérie est régie par la loi. Un ressortissant de nationalité étrangère peut apporter avec lui une certaine somme en devise lors de son voyage en Algérie, tout comme il a le droit de transférer une certaine somme depuis l’Algérie vers son pays sans déclaration. La loi a encadré également la somme qu’un ressortissant de nationalité algérienne a le droit de faire rentrer ou transférer sans déclaration.

Mais comme cette réglementation limite drastiquement la somme autorisée à transférer sans déclaration, de nombreux voyageurs, notamment de nationalité étrangère, ont recours à des subterfuges afin de pouvoir transférer leurs devises vers l’étranger. Ils tombent ainsi sous le coup de transfert illicite de devises et donc soumis à des poursuites judiciaires.

Un Tunisien arrêté à l’aéroport d’Alger avec 23 000 dollars dans ses bagages

Les exemples de ces ressortissants étrangers arrêtés en Algérie pour tentative de transfert illicite de devises sont légion. C’est le cas de ce ressortissant tunisien arrêté récemment à l’aéroport international d’Alger, alors qu’il voulait transférer d’une manière illégale vers son pays une importante somme en devise, comme le rapporte le quotidien Ennahar dans son édition du 20 juin.

Ce ressortissant tunisien a été arrêté par les éléments de la police des frontières (PAF) avec la somme de 23 000 dollars, cachée minutieusement dans ses bagages au moment où il s’apprêtait à prendre l’avion vers Tunis. Le mis en cause a été immédiatement déféré devant le tribunal de Dar El Beida à Alger, précise la même source.

Face au juge, le ressortissant tunisien a affirmé avoir oublié de déclarer à la douane la somme de 23 000 dollars qu’il avait sur lui, en raison du retard accusé par son vol suite à la grève observé par les travailleurs du secteur aérien en Tunisie. En plaidant des circonstances atténuantes, le mis en cause s’est vu infliger par le juge la peine de 6 mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 500 000 dinars, rapporte la même source.