Le chef de l'État algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu, ce mercredi 6 juillet, l'historien français Benjamin Stora, dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. L'invité de l'Algérie a remis à Tebboune un message écrit de la part du président français Emmanuel Macron.

C'est un communiqué de la présidence de la République qui a annoncé, ce mercredi, que le chef de l'État « a reçu l'historien français […] Benjamin Stora, en visite en Algérie, pour assister à la célébration du 60e anniversaire de l'indépendance ». À l'occasion, l'historien a remis à Abdelmadjid Tebboune un message écrit du président français Emmanuel Macron.

Auparavant, l'Élysée a rendu public un communiqué qui fait part de l'envoi par Emmanuel Macron d'un message de félicitations au chef de l'État algérien à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Le communiqué a été rendu public le lundi 4 juillet, soit la veille de l'anniversaire du soixantenaire célébré avec faste en Algérie.

Renforcement des liens « déjà forts » entre la France et l'Algérie

« L'anniversaire des 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet 2022, est l'occasion pour le président de la République d'adresser par une lettre au président Tebboune ses vœux au peuple algérien et de dire son souhait que se poursuive le renforcement des liens déjà forts entre la France et l'Algérie », a fait savoir la présidence française dans son communiqué, dans lequel il réitère « son engagement à poursuivre sa démarche de reconnaissance de la vérité et de réconciliation des mémoires des peuples algérien et français ».

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Les relations entre l'Algérie et la France connaissent une évolution en dents de scie. Elles ont entamé, il y a quelques mois, un processus de réchauffement après une période de froid entre les deux États. En effet, Emmanuel Macron avait soulevé le courroux d'Alger en affirmant que l'État algérien s'était construit sur une « rente mémorielle » et en qualifiant le système algérien de « politico-militaire ». Cette sortie médiatique du président français avait provoqué la colère des dirigeants algériens, qui avaient pris des mesures de rétorsion avant que les relations ne connaissent de nouveau un certain réchauffement.