Ce n'était pas le grand rush sur les frontières terrestres algéro-tunisiennes, qui ont été rouvertes officiellement vendredi 15 juillet, après deux ans de fermeture. Les Algériens qui s'y sont présentés durant les deux premiers jours de cette réouverture n'étaient pas nombreux.

Les frontières terrestres entre l'Algérie et la Tunisie ont été rouvertes vendredi dernier après une longue attente. L'annonce de la décision faite il y a quelques jours a suscité un grand engouement du côté des Algériens, qui espéraient ainsi partir pour quelques jours en Tunisie à l'occasion de la saison estivale.

On s'attendait en effet à une grande affluence aux frontières du côté algérien, mais force est de constater que durant les deux premiers jours de l'ouverture, on ne se bousculait pas du tout à ces frontières. C'est ce qu'a rapporté le journal arabophone Echorouk, qui a souligné, samedi 16 juillet, qu'ils étaient peu nombreux ceux qui se sont présentés durant les deux premiers jours de cette réouverture au niveau du poste frontalier d'Oum Teboul dans la wilaya d'El Tarf.

Pourquoi les Algériens ne veulent-ils pas se rendre en Tunisie ?

Les gérants des agences de voyages expliquent ce peu d'engouement par le protocole sanitaire de lutte contre le coronavirus que les potentiels voyageurs sont appelés à respecter. Ces derniers doivent, en effet, présenter un pass sanitaire et un test PCR pour espérer entrer en Tunisie. Idem pour les Tunisiens voulant rejoindre l'Algérie. Ces conditions auraient dissuadé les touristes algériens de se rendre en Tunisie.

À lire aussi :  Un passager compare un repas servi par Air Algérie avec celui d'Air France

Par ailleurs, cette situation a été provoquée par la hausse des prix des réservations dans les différents hôtels tunisiens. Une cherté qui a été d'ailleurs dénoncée par le président de l’association de protection du consommateur (APOCE).

Les hôtels tunisiens pointés du doigt

« Après l’annonce de la réouverture (des frontières), il y a eu un changement des prix au niveau de tous les centres d’accueil, hôtels, des appartements de location ou chez les particuliers… D’ailleurs, pour l’anecdote, une agence ayant fait un travail de supervision pour une famille a vu le coût du séjour augmenter après que la direction de l’hôtel eût donné accord », a déclaré le président de l'APOCE à TSA[1]Le rush attendu des Algériens en Tunisie suscite la polémique, TSA.

« Nos amis et frères tunisiens ont profité de la situation. Ils faisaient des offres que je dirais acceptables juste parce que le transport n’était possible que par l’avion. Le nombre de touristes algériens était réduit, d’autant qu’ils ne sont pas nombreux à pouvoir s’offrir des billets d’avion dont les prix ont fortement augmenté », a-t-il ajouté.