Une jeune réfugiée ukrainienne, qui a fui son pays vers la France, a été agressée sexuellement durant la nuit du 14 juillet dans la ville de Nice par un sans-papier algérien. Ce dernier, qui a été appréhendé par la police, a reconnu les faits en disant avoir agi sous le coup d'une « pulsion ». Son procès, qui devait se tenir le mercredi 20 juillet au tribunal de Nice, est reporté au 22 août prochain.

La jeune Maria, cette Ukrainienne âgée de 30 ans qui a fui son pays pour se réfugier en France, a vécu une soirée cauchemardesque le 14 juillet dernier à Menton (Alpes-Maritimes). Alors qu'elle rentrait de soirée après la fin des festivités du 14 juillet, cette Ukrainienne s'est fait prendre à partie par un homme. Ce dernier, qui a vu ses avances refusées par la jeune fille, lui aurait « sauté dessus » et « caressé l’entrejambe », rapportent plusieurs médias français.

La jeune Ukrainienne, qui a tenu à résister à son agresseur, s’est mise à pousser des cris qui ont fait sortir un riverain à son balcon. L’agresseur a fini par prendre la fuite, alors que la jeune femme a été prise en charge au commissariat de Menton. Grâce au visionnage des caméras de surveillance de la ville et à l'exploitation de donnés téléphoniques, les policiers ont réussi à identifier le présumé agresseur et à l'interpeller au lendemain des faits. Le présumé agresseur est Redouane B., un ressortissant algérien âgé de 37 ans, qui se trouve en situation irrégulière en France, rapporte le journal Nice-Matin.

Le sans-papiers algérien reconnait avoir agi sous le coup d'une « pulsion »

Placé en garde à vue, cet Algérien, qui a été identifié par la victime, avoue être l'auteur de cette agression sexuelle. Il la justifie en disant avoir agi sous le coup d'une « pulsion », précise la même source. Le procès du présumé agresseur, qui devait avoir lieu le 20 juillet, est reportée finalement au 22 août prochain. Toutefois, ce ressortissant algérien restera en détention provisoire.

Dans un témoignage au micro de BFM Nice Côte d'Azur le mercredi 20 juillet[1]Menton : une jeune réfugiée ukrainienne victime d'une agression sexuelle témoigne, BFM TV, la victime ukrainienne, originaire de Kiev, s’est dite « persuadée de ne pas être la seule victime » du ressortissant algérien. « J’ai appelé la police dans l’espoir qu’il ne puisse plus refaire ce genre de chose », affirme-t-elle. « À ma connaissance, c'est le premier dossier d'une Ukrainienne qui fuit la guerre dans son pays, qui vient en France […] qui se retrouve aujourd'hui dans une insécurité absolue, qui se retrouve victime », a déclaré pour sa part l’avocat de la victime.