En parallèle avec la polémique sur l'expulsion des étrangers en situation irrégulière en France, le ministre français de l'Intérieur s'est exprimé sur les questions relatives aux relations avec les pays de l'Afrique du Nord, en ce qui concerne notamment les visas et les expulsions des ressortissants de ces pays. L'invité de BFMTV dans la soirée du 26 juillet a donc tenu un discours diplomatique contraire à ses précédentes sorties médiatiques. 

Ainsi, Gérald Darmanin a annoncé que la France a réalisé des progrès dans le dossier des clandestins algériens, marocains et tunisiens, qui font l’objet d’une mesure d’expulsion en France. Il a ajouté : « en général, ils posent d’abord la question de savoir est-ce que vraiment c’est mon national, est-ce que c’est quelqu’un de ma nationalité », en parlant des pays d’où sont originaires les clandestins à expulser. Pour l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, qui ont été accusés par la France de ne pas coopérer dans ce dossier, Gérald Darmanin a indiqué que la situation a changé.

Concrètement le ministre français de l'Intérieur a affirmé que le nombre d'expulsions est en hausse vers ces pays. « On progresse avec l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. On a 25 % d’expulsions supplémentaires au 1er semestre 2022, dont 50 % de plus dans les trois pays du Maghreb ». « Je pense que c’est un sujet de très bonne collaboration diplomatique et d’information », explique Darmanin.

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La France a sa part de responsabilité dans la crise migratoire

Par ailleurs, en ce qui concerne les sanctions françaises contre ces pays d'Afrique du Nord, qui ont vu le nombre de visas attribués à leurs compatriotes baisser, Gérald Darmanin reconnaît l'inefficacité de ces sanctions. Le ministre a estimé que la mesure relative à la réduction drastique des visas n’a pas eu les effets escomptés. Il a également reconnu que le gouvernement français a sa part de responsabilité dans la crise provoquée par les migrants clandestins. « C’est un peu de notre faute quand on n’arrive pas à définir les nationalités », avoue-t-il. Le ministre français déclare que la pression via la réduction des visas n’est pas très efficace. « Ça ne marche pas toujours aussi bien que cela. Il faut un rapport d’amitié avec ces pays », déclare-t-il.