L'agence américaine de notation financière internationale Fitch Solutions prévoit une appréciation de la valeur du dinar avant la fin de l'année 2022. Dans un rapport publié fin août, cette agence affirme que le taux de change du dinar passera des 140 dinars pour un dollar actuellement à 136,30 dinars le dollar d'ici fin 2022.

Cette agence financière explique cette appréciation du dinar par le soutien des autorités à la monnaie nationale. Fitch Solutions indique dans son rapport que cette réévaluation du dinar aura un impact sur l'économie nationale. En effet, selon les experts de l'agence, un dinar plus fort freinera l'inflation. "Une devise plus forte se traduira par une croissance plus lente des prix", affirme cette agence qui indique qu'elle a révisé le taux d'inflation pour l'année 2022. Ce dernier passera donc de 9,7 % à 9,0 %.

Les analystes de cette agence affirment également que "la baisse de l'inflation soutiendra également la consommation locale". Les nouvelles données ont amené l'agence à revoir à la hausse ses prévisions de la croissance économique pour 2022 qui passera de 3,4 % à 3,6 %. Cependant, elle signale que "la communication ambiguë entourant l'objectif de taux de change des décideurs pose des risques à la fois à la hausse et à la baisse pour nos prévisions".

En plus du dinar algérien, Fitch Solutions a aussi évoqué les réserves de change de l'Algérie

Fitch Solutions prévoit également que l'Algérie affichera des excédents du compte courant de 3,6 % et 0,3 % du PIB en 2022 et 2023 respectivement. Ces excédents sont la conséquence "des prix élevés du pétrole et du gaz". Sur ce plan, l'Algérie connaîtra une amélioration par rapport à l'année précédente marquée par un "déficit estimé à 5,5 % du PIB", souligne l'agence qui affirme que "les prix élevés de l'énergie entraîneront une augmentation des réserves de change pour la première fois depuis 2013, la couverture des importations passant de 14,0 mois en 2021 à 15,0 mois en 2022". L'agence de notation financière prévoit également le ralentissement des importations du, en partie, à la crise diplomatique entre l'Algérie et l'Espagne.